dimanche, 11 mai 2008
Je Cherche un ROGER.
Il y a quelques mois, j'ai mis temporairement en ligne la photo qui suit sur mon blog. À l'époque, elle était sobrement intitulée "Canine canicule", elle était alors dans un format carré.

Beaucoup plus tard, m'ennuyant plus que d'ordinaire, je fis une recherche sur mon nom dans Google. Arrivé à la vingtième page — oui je m'ennuyais fermement — j'ai trouvé mon patronyme, associé à une photo de chien, le tout relié à un site.
voici cette adresse :
http://robinson.winnerbb.com/photos-et-videos-f12/photos-insolites-
placez-ici-tout-ce-qui-est-surprenant-t246-120.htm
C'est une page ou sont alignées des photos rigolotes mettant en scène nos animaux, nos amis. Sur quelques-unes, le nom de l'auteur est mentionné en dessous. Sous la mienne, le mien... (rectifié depuis mon mail du 02 mai)
L'administrateur a pour pseudo robinson mais aucune adresse mail directe (Il faut s'inscrire) par laquelle je pourrais lui poser deux questions essentielles.
La première, comment a t'il obtenu mon nom alors qu'il ne figure nulle part sur mon blog ?
En plus de mon nom, il a aussi mentionné mon adresse ; mais pas celle où je vis actuellement non, celle de mon lieu de naissance. Là où je suis né il y a bien plus de 50 ans. Et entre ce jour de froid hiver et aujourd'hui, j'ai bien déménagé une vingtaine de fois.
D'où ma seconde question, comment peut-il obtenir ce type d'information ?
Je me suis inscrit, sur le site de robinson afin de pouvoir lui envoyer un mail, le 02 mai.
Le 04, il me répond qu'il a tardé à me répondre pour cause d'absence, il me dit en résumé, qu'il n'y est pour rien, que c'est pas de sa faute mais celle d'un certain "roger" un internaute qui à posté la photo et les infos me concernant mais qu'il n'intervient plus sur son forum depuis longtemps. Il m'a certifié qu'il avait effacé les adresses des autres auteurs depuis mon message.
J'ai un doute, mon adresse de naissance est notée sur les registres d'état civil de ma ville et ce "roger" y a un accès, je ne vois rien d'autre. Connaissez-vous un "Roger" dans votre entourage ?
Voilà, j'ai une chance sur des millions que ce "roger" vienne lire ce post et qu'il m'explique comment il a obtenu ces renseignements sur ma personne.
18:29 Publié dans DE PETITS RIENS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : roger
dimanche, 13 avril 2008
De quelle couleur "bleu-gendarme" ?
19:16 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : rigolo, bleu, gendarmerie
jeudi, 10 avril 2008
IL L'A REGARDÉ (se noyer) PUIS IL A TÉLÉPHONÉ.
Pourquoi n'a t'il pas tendu la main à cet humain en perdition ??
A qui ce flic a-t'il téléphoné ??
Comment peut-on en arriver à de tel comportement ?? Merci, dans l'ordre, à LePen, Sarko & Hortefouille.
Sera-t'il décoré pour épargner des frais de mise en rétention et de renvoi par ligne aérienne ??
Comme je n'aimerais pas que mon ado de fils soit controlé par ce genre de fonctionnaire.
Heureusement, il y avait un témoin qui n'a pas décidé de se taire.
14:30 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : police, mort, honte, traoré, sans-papier, bac
mardi, 04 mars 2008
LIP & Challenge.
Ce matin, j'ai reçu, par la Poste, une offre promotionnelle de la Maison LIP. Je croyais que cette marque n'existait plus et je suis ravi de voir qu'elle produit toujours de jolies montres. Je me souviens du combat de ses ouvriers, d'un documentaire... une autre époque.
L'offre est alléchante, jugez plutôt : pour seulement 5€ par mois, on me livre DEUX montres LIP, avec bracelet en cuir et des petits écrans partout. Une par poignet, c'est pratique, j'en adjoindrais une à gousset pour vraiment être à l'heure quand je serais plus fortuné. Et pourquoi pas un cadran solaire dans le dos ?
Mais, ce n'est pas tout, la Maison m'offre aussi une mini boîte à outils et une parure de trois éléments, encre, stylo et mine.
En plus, ils sont réellement généreux, ils me font cadeau d'une revue qui s'appelle Challenge, mais égoïstement ils en parlent très peu, pas grand chose par rapport aux descriptifs & photos des objets susnommés.
Pourquoi m'offrent-ils cette revue ? C'est la 1ere question que je me pose. Je suis au chomdu que fous-je sur leur fichier ? étant la seconde.
Je suis allé sur le site de ce Challenge©, "Léconomie en temps réel" et là, en page d'accueil, rien sur le mini traité*, pourtant c'est intéressant cette maxi trahison du vote des français, chez Challenge, spécialiste de l'économie, ils pensent que non.
Alors, je n’achèterai point ces deux montres !
* Écrit au moment des faits et oublié...
16:28 Publié dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montre, lip, challenge
samedi, 01 mars 2008
JE SUIS VISITÉ...
Je suis visité, un peu comme au zoo, des curieux viennent voir ce qui se passe derrière ce mur lézardé. Le promoteur offre les frais de notaires aux 10 premiers acheteurs de la future résidence grand standing de 41 appartements qui va s'élever à la place de cette vieille bâtisse construite en 1888 et qui ne pouvait recevoir que trois locataires dont moi.
Ils passent et repassent dans la rue, comme des rapaces, leurs prospectus à la main ou en voitures qui ralentissent. J'en vois un qui sautille, un instant plus tard, je le vois tendre un appareil photo au-dessus du mur, je gueule : "ça va, vous voulez pas entrer ? Je ne vous gêne pas sur la photo ? Vous avez pensé aux cacahouètes ?".
Hier soir, je sors, je surprend derrière ma porte en ferraille rouillée (elle est d'époque) un couple de femmes âgées d'une bonne soixantaine d'années chacune, des soeurs peut-être, qui se tiennent par la main; elles sont habillées de la même façon et de la même couleur verdâtre. Elles essayaient de voir l'intérieur par la fente de la boite à lettres. Chacune d'elle tient une pub format A4 où un infographiste a dessiné le futur immeuble en lieu et place de "ma" piaule et de son jardin, et où un vendeur immobilier a agrafé sa carte.
— "Vous voulez pas visiter en plus ?" que je leur envoie le plus désagréablement possible. J'ai des grandes facilités pour le désagréable depuis que la vie m'a tiré quelques grandes baffes dans la gueule et qu'elle décida de ne plus se passer mais alors pas du tout comme j'espérais qu'elle le fit.
Elles hésitent, elles penchent en avant, se regardent, elles avancent, elles sont sur le point d'acquiescer, en plus !! Elles voudraient voir cette nature appelée à être bétonnée et goudronnée. Elles veulent voir toute cette verdure, qui va disparaître à jamais parce que des gens fortunés veulent investir dans le grand standing et, qu'elles ne verront jamais de leurs fenêtres.
Ben non, vous ne visiterez pas parce que je n’ai pas envie et parce que ça n'a aucun rapport avec ce que vous allez acheter et surtout parce que je n’en ai pas envie.
C'est pas la peine de visiter, il n'y aura plus rien des ces vieux arbres, de toute cette verdure en pleine ville. Plus rien, de cette nichée d'hérissons qui me font bien marrer les soirs d'été, plus rien de ces couples de mésanges construisant méthodiquement leur nid avant d'y déposer de petits oeufs, fauvettes ou rouge-gorges...etc. Il y aura 41 appartements grand-standing, 41 chiottes G-S qui déverseront leur contenu à moins qu'ils ne soient tous constipés d'un coup, je raconte vraiment n'importe quoi, qu'est-ce qui m'arrive ?
Vous savez pas, même l'autre maison qui jouxte la "mienne" va être démolie par un autre promoteur plus offrant. En tout, presque 3000m2 de verdure vont être détruits et remplacés par du béton haut-standing.
Elles reculent doucement, se demandant si elles ont à faire à un violent.
Tiens, une idée folle, et si je les assassinais tous ces visiteurs et que je les enterre dans la cave de cette maison qui va être rasé, ils n'auraient plus de clients les promoteurs... aucune promesse d'achat, il ferait la gueule le promoteur... et moi, je pourrais rester encore quelques mois sur place.

20:04 Publié dans DE PETITS RIENS | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 12 février 2008
LAVOMATIC, VIOLENCES URBAINES.
L’homme regarda sa montre, il était treize heures vingt ; il s’y attendait, il l’avait déjà fait le même geste cinq minutes auparavant. C’était la bonne heure pour se bouger, la meilleure d’après son expérience, pour passer à l’action. Il était professeur de math, vieux garçon frisant la cinquantaine et spécialiste de la science des statistiques. Il débarrassa la table du couvert et des miettes qui traînaient. Il ne prit pas le temps de se faire un café après l’andouille-frites qu’il avait avalée, en 9 minutes. Il glissa deux canettes de bière fraîche et une revue dans un grand sac de sport déjà rempli de six ou sept kilos de linge sale. Il quitta son appartement après avoir bouclé les trois verrous exigés par son assurance habitation. Il ne croisa personne dans l’immeuble et s’en trouva soulagé.
Treize heures trente, le « Lavomatic » était vide. Être bon en math lui était fort utile. Il vérifia : six machines à laver contenant quatre kilos chacune, une de sept kilos et quatre sèche-linge. La corvée lessive s’annonçait sous les meilleurs hospices.
Il était soulagé de se retrouver seul dans le local. D’après ses calculs, basés sur une longue observation visuelle des lieux — à partir de la fenêtre de son salon et de nombreux passages devant les locaux — les heures creuses étaient celles d’après déjeuner et, d’autres qui précédaient la fermeture, dans la soirée. Ces probabilités étaient fiables, mais elles ne le satisfaisaient pas pleinement, dans le sens où il se retrouvait incapable de prévoir l’arrivée de tel ou tel usager. Il aspirait à y parvenir avant la retraite.
Ce n’était pas du domaine de la misanthropie totale, il respectait et supportait sans trop d’effort, la majeure partie de ses concitoyens. Ils avaient de bons rapports avec ses élèves et condisciples. Toutes ses précautions, ses calculs, étaient destinés à éviter qu’il ne se retrouve en présence d’une certaine personne dans un certain lieu. Cet endroit était, vous l’aviez deviné, le Lavomatic. Seul périmètre d’où il ne pouvait s’extraire durant quarante minutes. Il avait essayé, laissé son linge et revenu plus tard, ça lui avait coûté trois tee-shirts de marques.
La semaine précédente, il avait dû venir à l’improviste, une urgence. Une couette malencontreusement tachée de café, il était seul. Captivé par son bouquin, une cigarette inanimée à la commissure des lèvres, presque avachi en attendant la fin du séchage, il avait été une proie facile. Elle avait choisi ce moment pour faire son entrée. Sans le saluer, elle l’avait attaqué de front :
— C'est interdit de fumer, Monsieur ! Il y a même une note ! Pour ceux qui ne savent pas lire…
Surpris par la brutalité de l’apparition et du ton employé, il ne releva point que les notes, c’était pour ceux qui savaient lire. Elle était stupide, il le savait, c’était sa voisine depuis une dizaine d’années, il avait eu le temps de la jauger.
— Merci, m'dame, mais les animaux aussi sont interdits et en plus je suis allergique à leurs poils ! En plus, ma clope est éteinte.
Plus tard, il avait trouvé sa propre réaction peu vigoureuse. Il avait raté une bonne occasion de lui clouer le bec. Il avait été mou avec cette femme qui était odieuse avec tous les humains de son entourage. Elle parlait à son chien comme elle aurait dû parler à son mari et inversement. Le prof ne connaissait rien de leur histoire, mais il s’était rangé du côté du mari. Juste une question de taille, peut-être ?
Mais, ce jour était un autre, il se présentait sous les meilleurs auspices. Fallait pas penser à elle. Toutefois, l’homme était fragile, et de s’imaginer à devoir supporter encore la proximité de ces soixante kilos d’animosité, lui gâchait l’instant. Pas la peine de s'exciter, elle n'était pas là, ni personne d'autre susceptible de lui prendre la tête ou la grosse machine, il était seul et satisfait de l’être.
Il s’accroupit devant l’appareil pouvant contenir sept kilos de linge, plaça son sac sur le sol devant le hublot, puis transféra son linge en trois fois. Il choisit le cycle Couleur avec Prélavage, mis de la lessive dans les bacs indiqués et sept euros dans la fente prévue à cet usage.
« Afin de distraire le client, les fentes devraient sourire de satisfaction après le passage de chaque pièce. Elles pourraient éclater de rire à la fin. Mais, on n’en est pas encore là techniquement ». Il doutait qu’un bureau d’études puisse être subventionné pour travailler un jour sur un tel projet, mais il se sentait d’humeur badine ; l’apéritif, avalé deux heures plus tôt, l’avait un peu grisé.
À la chute de la dernière pièce, le tambour démarra ; l’homme s’installa sur le banc de la laverie. Celui qui était le plus proche de la porte — restée ouverte — du local, il alluma une clope, décapsula une bière et se lança dans la lecture d'un article du « NouvelObs ». Il attaqua le dossier de la semaine, huit pages sur les nouvelles formes de violence de la jeunesse.
Il était bien avancé dans la lecture et, sa première canette était à moitié vide quand une jeune femme entra à grande vitesse sans le saluer, elle était vêtue d’un jean et d’un tee-shirt jaune. Elle posa un panier en osier sur la table de travail, ouvrit deux sèche-linge, déposa ses affaires mouillées ; elle avait fait la lessive chez elle et venait ici afin de la sécher. Elle mit en route un premier séchoir.
Ensuite, elle se posta devant le distributeur de monnaie et entreprit de changer deux pièces d’un euro contre une de deux qui lui donnerait le droit d’utiliser l’autre séchoir durant vingt minutes. La première passa l’épreuve sans encombre, la seconde fut systématiquement refusée, elle retombait dans le récipient extérieur avec fracas.
À la quinzième tentative, le prof posa sa revue et s’approcha d’elle, il lui proposa aimablement d’échanger sa (maudite) pièce contre une des siennes. Elle refusa son aide, elle le lui fit comprendre par de secs mouvements de tête de droite à gauche et sans desserrer les lèvres. Elle préféra utiliser une autre pièce qu'elle tenait au creux de sa main gauche. Elle eut sa pièce de deux en une tentative. Elle mit la pièce dans la fente de l’autre séchoir, puis elle sortit sans le regarder. Pourquoi avait-elle autant insisté — quinze fois, il avait contrôlé — avec la précédente ?
Il retourna à sa lecture sur la violence, un peu agacé par la réaction de cette femme. Le temps de lire deux colonnes et de scruter une photo représentant de jeunes banlieusards occupés à taguer un mur, le labrador fit son entrée. Il renifla dans tous les coins, pour vérifier qu’il y avait bien des odeurs, bien sûr il vint coller son museau sur le tibia du lecteur, il n’y avait que lui. L’animal ne sentait pas l’animosité ambiante.
L’homme lui mit un petit coup de pied à hauteur de l’appendice nasal. Sous le choc, le chien se souvint de cette chaussure, il s'en écarta comme d’un fil électrifié ; il était l’avant-garde, sa maîtresse fit son entrée. Un foulard — trop petit — avait la lourde tâche d’essayer de cacher de gros bigoudis ; de face, ils ressemblaient à des cannellonis fourrés aux cheveux, ce qui était une vision dégouttante, aux yeux du prof.
medium_la_sept.jpg Elle tenait à deux mains un panier en plastique rose fluo qui contenait une volumineuse housse de canapé, c'est « La sept kilos » qu'elle visait. Quand elle constata qu’elle était déjà occupée, elle resta plantée devant la machine sans aucune réaction et la bouche bée.
— J'en ai encore pour quarante minutes au moins. En fait, j'arrive à peine ! mentit-il.
— Ah, c'est vous qui.. ? dit-elle tristement.
— Eh oui, c'est moi qui...
Il jubilait, mais aussi il voulait qu'elle se tirât vite de devant sa machine, avec son air affligé elle lui gâchait la vue. Vrai, il ne voyait plus le hublot, il ne pouvait plus constater le nettoyage de ses fringues, il avait payé, il avait droit au spectacle en couleur qui tournait. Il ne pouvait se dominer, cette femme était devenue son cauchemar.
Elle posa le panier sur la table au fond du local et ses fesses à l'autre bout du banc ; d'une main, elle tenait en laisse son chien, de l'autre elle s'évertuait à taper le bon numéro sur le clavier de son portable.
— Ben oui, c’est moi ! Qui veux-tu que ce soit ?, Bon, je serai un peu en retard…
« Ils habitent à cent mètres de la laverie et elle a pris son portable, faudrait surtout pas que son bonhomme puisse l’oublier dix minutes, le malheureux ». Le prof est médisant, il ne peut se retenir, ça lui fait du bien, qu'a-t-elle de si important à confier qui ne peut attendre ?. Il écoute.
— Oui, oui, c’est ça, elle est occupée. T’en mets du temps, je te dirai après.... Sinon, pour la machine, dès que le cadran est sur H, tu passes directement à l'essorage. J'espère que d'ici là, je serais rentrée ; à tout à l'heure. Pourquoi me remercies-tu ? De t’avoir appelé ! Ben de rien, c’est toi qui paies.
« Elle fait deux lessives à la fois, une à la maison qu’elle dirige du portable et une autre ici ; on n’arrête pas le progrès. Dire que des hommes sont morts pour que certains puissent vivre ainsi. »
Durant la communication, le labrador s’était approché et avait sournoisement collé le museau sur le bout de la chaussure de l’homme. Tout en lisant, celui-ci décroisa les jambes, afin que son pied aille buter contre le menton du cabot. La bête couina sous le regard sombre de sa proprio. Elle regardait ailleurs au moment du choc, mais elle était soupçonneuse.
Il reprit sa lecture. « C'est vrai tous ces jeunes sont bien violents », il se sentait en accord avec l’analyse de l’auteur de l’article.
Sa lessive s'essorait à une vitesse impressionnante, « C'est surprenant toutes ces couleurs qui se croisent sans se mélanger, c'est un spectacle permanent, comme à la télé ». Il résumait comme s’il devait le raconter à sa classe, « Au début de l'intrigue, le linge sec occupe tout l'espace, puis de l'eau se déverse, l'accable, il baisse les épaules, se tasse, puis se noie. »
« C'est un crime...! », perdu dans ses pensées alcoolisées à 4,5 degrés, il l’avait dit à haute voix. Le chien sursauta et, apeuré, émit un grognement en sa direction. L’homme se leva, l'essorage se terminait ; il précéda l’arrêt définitif du tambour en allant ouvrir les deux sèche-linge encore libres, il n'aurait plus qu'à placer son linge quand le voyant rouge de la machine s'éteindrait.
Il était à genoux devant La « sept kilos », la machine était chromée comme une Harley, le tambour fit encore deux tours vers la droite, puis un vers la gauche, avant de se stabiliser. Le voyant rouge passa au vert, indiquant le déblocage du hublot, l’homme l’ouvrit.
À cet instant, il vit, dans le reflet du Plexiglas© transparent, une ombre passer dans son dos ; tournant la tête d’une dizaine de degrés, son œil droit la suivit jusqu’à la table sur laquelle elle déposa du linge. Une inconnue qui était vêtue de sombre, dans les tons marron.
Fallait se concentrer, il avait sept kilos de linge mouillé à répartir dans deux séchoirs. Il réfléchit un instant afin de préparer une technique opportune, puis passa à l’action. Il dégagea un drap, de l’ensemble enchevêtré dans le tambour, et le remplit de la moitié du linge. Il en fit un baluchon qu’il saisit à deux mains ; le reste irait dans le deuxième drap, un drap par séchoir, c’était décidé.
La femme en marron avait déjà rempli le séchoir du haut. Elle était en voie de s’approprier le second, d’un preste mouvement elle y introduisait un drap-housse bleu ciel.
Le chien et sa patronne suivaient avec attention.
Le prof, emprisonnant entre ses mains son paquet humide, se dirigea vers les deux séchoirs encore libres placés l'un au-dessus de l'autre au fond de la boutique. À mi-chemin, il se figea, il constatait amèrement l’inconcevable tournure qu’avait prise une situation pourtant si limpide dans sa genèse.
Il n’y avait plus de séchoir de disponible pour lui. La femme en marron avait fait la lessive chez elle et venait la faire sécher ici, comme la jeune femme à la pièce qui s’était appropriée les deux premières machines. Il était le seul à ne pas avoir de machine à laver à domicile, il n’allait pas investir dans l’achat d’un séchoir.
C’en était trop, le labrador assoupi semblait sourire, sa maîtresse jouissait de la situation et la dernière arrivée restait dans sa bulle. Il ne lui restait plus qu’à éclater.
— Stop, arrêtez tout ! il se faufila entre la femme et l'orifice du séchoir, sortit le drap et le remplaça par son baluchon. Tout allait bien, il déposa le drap sur la table.
Elle avait l'allure stricte d’un témoin de Jéhovah, elle le regardait comme s’il était contagieux, radioactif ou diabolique.
— Madame, je sèche où moi ? Enfin, mon linge il sèche où, et il sèche quand ? Vous y avez pensé ? Quand pourra-t-il avoir l’honneur de sécher, hein ? Il n’a pas droit, il doit rentrer mouillé ?
— Pardon ? Mais je ne savais pas, moi…
— Vous ne saviez pas ? Vous ne m’avez pas vu en train de sortir mon linge de la machine ? Vous pensiez que j’allais le faire sécher chez moi ? Je n’ai pas de machine à laver, mais j’ai un séchoir, c’est ça ? Où alors, vous ne m’avez pas vu ? Vous êtes-vous aperçus qu’il y avait un chien aussi ? Et, une…
Il fit un deuxième trajet de la machine vers le séchoir, bourra ce dernier de ses deux ballots. Il était résigné, son linge serait mal séché, le noyau central resterait mouillé. Il regagna sa place sur le banc.
Il était énervé, ses calculs étaient nuls, trop approximatifs. Il fallait les affiner, passer plus de temps, prendre des clichés des habitués, les filmer, les ficher. Investir dans du matériel devenait urgent ; un téléphone portable avec appareil photo incorporé s’avérait être un investissement indispensable. Mais, jamais il ne projetait l’achat d’une machine à laver, jugée trop encombrante et bruyante.
Une qui se marrait, après avoir enfilé sa couette dans La « sept kilos », c’était la matrone au chien, elle était toute joyeuse. Elle avait vu et entendu ce qui s’était passé devant les séchoirs, son humeur s’était inversée. Elle sortit son portable, appuya sur « bis » et avertit son mari qu'elle rentrerait plus tôt et, qu'elle l'embrassait bien et, qu’elle avait des trucs marrants à lui raconter durant le repassage, elle dit aussi : « De rien, de rien. Tu peux commencer sans moi ! »
« Mais, comment sont-ils devenus tous ces gens ? Parler à haute voix à un proche en public était devenu la norme. Faudra se boucher les oreilles pour eux, bientôt. Quand ils appelaient d’une cabine, ils ne m’invitaient pas, même en cas d’intempéries graves. Ils ne toléraient même pas de présence aux alentours ». Le prof lui aurait bien fait manger ses cannellonis.
Dans un excès de colère, il s’imagina enfoncer la femme dans La « 7K » et son chien dans le séchoir, puis boire sa bière en regardant leurs têtes tourner dans les hublots. Mais, il était cérébral, il se maîtrisait aisément en respirant fortement, restes de yoga qu’il avait pratiqué quand sa femme était encore avec lui.
Il était préoccupé par l’article qu’il terminait, le journaliste avait tout à fait raison, la nouvelle violence des jeunes était bien préoccupante.
FIN
21:05 Publié dans NOUVELLES - RÉCITS COURTS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle, récits, humours
lundi, 11 février 2008
VAR + 42 !
L'appel à la délation (voir ici) ayant été suspendu(?) dans le Var, il fallait bien se faire remarquer par une autre action d'effluence aussi sympathique.
Voilà la bonne nouvelle, on a dépassé le quota de raccompagnement hors des frontières de la France, pays des droits..etc, etc.
"Les policiers varois ont reconduit à la frontière 282 étrangers en situations irrégulières en 2007, alors que le ministère avait fixé l'objectif à 240."
Cela n'empêche pas les policiers de réclamer plus de moyens. Veulent-ils en faire plus pour gagner plus ?
Hortefouille doit être aux anges, le Var est propre et net pour la saison estivale.
Le département du Var est pourtant une terre d'acceuil bienveillante pour les riches arabes du Golfe et les millionnaires russes qui y achètent les plus belles propriétées.
15:07 Publié dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, délation, balance, fn, policier, répression, haine
jeudi, 31 janvier 2008
UNE BONNE CLAQUE AUX IDEES REçUES.
Un voisin d'Emma est originaire de Tunisie, il a monté une petite boite de maçonnerie. Depuis 6 ans que je le croise, il boite méchament.
Alors même que j'entends par ci par là, des gens de mon coin répétant à l'envie des: "Putaing, "ils" en profitent de la CMU, de la SÉCU, des allocs, "ils" font soigner des "parents" à leur place, parce qu'"ils" se ressemblent tous."
Ces derniers jours, il ne pouvait pratiquement plus monter les escaliers qui le mènent au troisième étage.
Finalement, hier il est parti aux Urgences en ambulance, il était à deux doigts de la gangrène. Jusqu'à hier, il préférait aller se faire soigner en Tunisie par la médecine locale, marabout...
En 6 ans il n'a pas couté un euro à notre SÉCU et il s'est ruiné en voyage bateau.
21:35 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : tunisien, santé, fn, racisme, bêtise
mercredi, 23 janvier 2008
LE PRÉSIDENT QUI TUTOYAIT À L'OREILLE DES PROLOS.
Ce matin à Sens, il est allé tâter du prolo, du vrai, qui travaille à la construction d'un hosto et qui se lève tôt le matin. Il est venu parler "pouvoir d'achat". Une discussion brouillonne s'engage entre Sarko et les prolos. L'un lui demande, comment faire pour travailler plus, pour gagner plus, d'autres parlent... ça fait un peu cacophonie, dans le genre.
— Sarko : Ah, ben, non, mais là regarde...
— Prolo : ... on est à la frontière...
— Sarko : Et ben voilà bè c'est intéressant !
— Prolo : ... on n'a que les week-ends et on va en Belgique, car en Belgique les commerces sont ouverts le dimanche...
— Sarko : ... Et c'est bien sûr !
— Prolo :... humm, humm...
— Sarko : ... Ah ben voilà, eh ben... voilà, et ben c'est ça que je veux changer...
— Prolo : humm, muhm
— Sarko : ... c'est quand même incroyable... j'ai rien contre les Belges, bien au contraire (??), mais c'est quand même incroyable que le dimanche où on peut faire les courses en famille, les commerces soient fermés !
Et le cortège se tira derrière le chef, qui est content de lui, Lagarde bronzée a le sourire scotché aux lèvres, ils ont travaillé, ils ont parlé "pouvoir d'achat".
J'ai l'impression que ces prolos là sont un peu cons, pas vous ? On les a choisis? Ils posent une question simple et obtiennent une réponse qui n'a aucun rapport avec cette première, et ils ne disent rien. Non, juste qu'ils tiennent absolument à faire les courses en Belgique, le dimanche et en famille, le reste ne les intéresse pas le moins du monde.
On a que ce qu'on mérite.
18:20 Publié dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir, achat, sarkozy, belge
lundi, 31 décembre 2007
PROFITONS-EN POUR MOURIR !
C'est le moment des soldes aux pompes funèbres de mon quartier.
De 30 à 50 % de ristourne, ça donne envie, non ?
Faut se presser, c'est limité dans le temps, jusqu'au 31 décembre. Je suis sûr que si vous mourez demain, en baratinant un peu, ils vous appliqueront la promo. Dites que vous venez de ma part.
Pour leurs affaires, ils voudraient qu'on ne finisse pas l'année et, à partir du 1er janvier, ils vont nous souhaiter "une bonne année, et surtout la santé, hein ? Surtout la santé !"
19:40 Publié dans TRÈS COURT | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : pub
samedi, 08 décembre 2007
JE SENS BON, COMME MON PRÉSIDENT !
Veuillez ne pas comprendre par là que je pue le camembert pasteurisé, ça ne m'est plus arrivé depuis mon adolescence, les Converse© existaient déjà et il y a très longtemps.
J'ai la même odeur que le président, le vrai, celui de la République, J'utilise le même parfum que LE PRESIDENT, ça vous en bouche un coin, hein ? Peut-être même deux, non ? Comment un r'miste, qui gagne 45 fois moins, peut-il s'offrir le même parfum que Niko 1er ? Comment ce r'miste de Provence du sud connaît-il la marque du parfum du PRESIDENT ? Et qu'est-ce que cela lui fait, quand il se serre dans ses bras, d'avoir la même effluence que LE PRESIDENT ? Voilà quelques questions qui devraient normalement vous assaillir.
La seule différence est dans le contenant, mon parfum, je l'ai stocké dans deux minipots de confiture et chaque fois que je veux sentir bon, je trempe un pinceau dans le pot et m'en enduis avec ravissement le lobe des oreilles.
Jusqu'à cet instant, personne ne connaissait mon secret. Je l'étale, car c'est bientôt Noël et j'ai envie de vous faire cadeau de cette nouvelle.
1er épisode : vous sentez bon ! c'est du Caron© !
Le 29 octobre, j'ai lu que NS avait passé un WE à Brégançon, il a fait des tas de trucs, comme aller bouffer dans des restos, des supers bonnes choses, accompagné de Rachida D & Martin B le samedi soir. Le lendemain, il a fait son jogging accompagné de 200 gardes du corps et gens de la sécurité (à mon époque on appelait ça un cross) à la rencontre des groupies du coin et l'après-midi, il avait invité l'austère Fillon.
Lors du jogging, il y a une folle groupie qui s'est jetée dans ses bras, bon, elle ne s'est pas jetée bien haut (que je suis méchant), l'a enlacé dixit RL de Var Matin. Un dialogue surréaliste s'est alors noué :
— Vous sentez bon, lui a-t'elle déclaré.
— C'est du Caron©, lui a répondu le président, en faisant des rimes.
"Qu'est-ce que c'est beau, qu'est-ce qu'ils sont bons ", stridulèrent ou craquetèrent à l'unisson les cigales de l'endroit.
2éme épisode: Annie & papier d'Arménie.
Un ami, gueux de r'miste lui-même, débarque chez moi et il sent bon le papier d'Arménie. J'adore cette odeur, ça me renvoi tout droit dans un endroit bien précis et chouette de mon enfance, qui n'a pas toujours était tendre, croyez-moi.
Un souvenir, une scéne, Annie, une voisine à ma mère, sexy comme c'est pas permis et qui en vit. Elle fait brûler du papier d'Arménie (mais je ne connaissais pas le nom à l'époque, juste cette odeur) chez elle et dans le cendrier de sa tire. C'est une Aronde décapotable. Elle porte un foulard et des lunettes noires, ses cheveux noirs sont noués. Elle conduit, on roule vers Ste Maxime où ailleurs. Et moi, j'ai douze ans, je suis calé sur la banquette arrière, dans les nuages. C'est beau comme une pub.
Je demande à mon ami gueux où il a trouvé ce parfum. Une connaissance lui a donné un demi-litre de ce divin liquide. Une famille friquée, le vieux père est mort et le fils donne ce flacon qu'il ne se sent pas de porter.
Rien qu'à l'idée de sentir le "pap d'arm" sur moi quand je veux et où je veux, je me bouge dans tous les sens jusqu'à trouver ces deux petits pots de confiture que je confie à mon ami, avec mission pour lui de me les remplir. Quand je passe chez lui pour les récupérer je vois le flacon original avec l'étiquette Caron©.
Voilà comment je sens bon comme mon président. C'est un vrai conte de Noël. Je suis un peu frustré de savoir que NS sent comme Annie, mais j'ai constaté que selon les peaux, les parfums n'ont pas toujours la même odeur.
PS: Je me dis que quand même il exagère avec toutes ses pubs, Caron, Karcher...etc., Il devrait être sponsorisé.
19:20 Publié dans DE PETITS RIENS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : caron, sarkozy, brégançon, rmi, parfum
mercredi, 05 décembre 2007
PUTAING, C'EST LE RETOUR DE PÉTAING !
Oh Marius, ce mating à Saint-Maximing (et ailleurs dans le coing) en lisant Var Mating, les pékings se sont dit : Putaing, cé le retour de Pétaing !
Plus sinistrement, "La police varoise recrute des "indics citoyens", le titre s'étale en gras à la une de Var Matin, le mercredi 5 décembre 2007. La suite en page trois : [... Après une expérimentation menée dans une grande métropole (? laquelle ?) puis récemment, en région parisienne dans le cadre des émeutes dans les banlieues, le Var s'apprête à devenir l'un des tout premiers départements à mettre en place un système élaboré par la direction centrale de la sécurité publique.]
Faut savoir, que dans ce même département, on compte déjà le plus grand nombre de militaires au mètre carré de France (le littoral, la rade de Toulon, le camp de Canjuers), on devrait se sentir en sécurité.
En bref, fin 2007, un serveur (pas un barman) sera installé au commissariat central de Toulon, il sera exclusivement au service des particuliers qui pourront ainsi balancer les crimes et délits qu'ils constateront. Possibilité de joindre photo, vidéo...
Le rédacteur, de l'article, termine en parlant "du risque d'appel à la délation que constitue ce système tout en reconnaissant que le principe n'est pas franchement nouveau"... En effet, le risque est loin d'être nul.
D'autant qu'aujourd'hui, grâce à la technologie, c'est de son fauteuil, bien au chaud dans ses charantaises, sans être obligé de raser les murs pour porter la lettre à la Poste, que l'on peut balancer ceux qu'on n’aime pas.
Que le Var soit l'un des premiers à tester ce magnifique système (qui doit faire bander les restes poudreux de Laval) n'a aucun rapport avec le fait que ce département offre en (mon)général 30% de ces voix au FN.
19:55 Publié dans POUSSER UN CRI! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, délation, balance, fn, policier, répression
vendredi, 30 novembre 2007
DES OTAGES ou des PARALYSÉS ?
Le Journalisme expliqué à mon fils
Vendredi 30 novembre à 18h06, France Info rend compte d'une journée de grève générale des transports (même les Pompes Funêbres ne roulaient pas) en ITALIE. Le journaliste, le présentateur, l'employé de F.I. lance la nouvelle comme suit :
— "L'ITALIE A ÉTÉ PARALYSÉE CE JOUR !" Puis, a continué son labeur quotidien, pépère.
Ben merde alors, je me dis, ils font comment les italiens ?? Leur grève se contente de paralyser le pays (faut dire que rien ne roulait dans le pays), alors que celle de nos nantis de cheminots prennent carrément en otage la population française essentiellement d'Ile de France.
— "LES FRANçAIS PRIS EN OTAGES !"
Bien sûr, aussitôt dénoncés par pernaut, heureusement il n'a pas encore le nom et l'adresse des grévistes, le fifre et Cie.
22:10 Publié dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journaliste, peur, vendu, acheté, manipulation, larbin
lundi, 26 novembre 2007
ET SI ON METTAIT DES MORTS EN PRISON ?
Et de deux, en 2007, la justice française a incarcéré deux tétraplégiques. C'est tellement énorme, grossier [par rapport à la mansuétude & à la civilité dont elle peut faire preuve en d'autres occasions (ici par ex.)] que je me contente de faire un copier/coller du communiqué de l'OIP (Observatoire International des Prisons) paru le 26/11/2007.
Communiqué
La section française de l'Observatoire international des prisons (OIP) informe des faits suivants :
Depuis le 23 octobre 2007, N.G., tétraplégique, est incarcéré à l'unité hospitalière de soins interrégionale (UHSI) de Lyon (Rhône) alors que son état de santé est incompatible avec un maintien en détention. L'UHSI n'a pourtant pas vocation à accueillir les personnes se trouvant dans cette situation.
Le 23 octobre 2007, N.G. a été incarcéré sur décision du parquet de Lyon alors même qu'il est tétraplégique (paralysé des quatre membres) depuis janvier 2005. Dès son arrivée à la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône (Rhône) le 23 octobre, un médecin a constaté que son état de santé est incompatible avec un maintien en détention. Malgré l'existence dans cette maison d'arrêt d'une cellule prévue pour l'accueil de personnes handicapées, le soignant a considéré que N.G. devait immédiatement quitter la prison et a demandé son admission à l'UHSI. Celle-ci a eu lieu le jour-même. Pourtant, comme l'a souligné le garde des Sceaux le 16 février 2004 lors de l'inauguration de la première unité de ce type à Nancy, « une UHSI est une structure hospitalière à part entière, [qui] a une compétence médico-chirurgicale [et] vise à accueillir des détenus dont l'état de santé justifie une hospitalisation ». Or, selon un médecin de l'UHSI de Lyon, l'état de santé de N.G. ne nécessite « en aucune manière une hospitalisation », celle-ci pouvant même être « délétère » de par l'immobilisation imposée au patient.
En effet, N.G. passe ses journées enfermé dans sa chambre, à l'exception des temps de parloir et, l'UHSI ne disposant pas de cour de promenade, toute sortie à l'air libre est impossible. De plus, l'unité ne dispose d'aucun personnel spécialisé pour assister N.G. dans l'accomplissement des tâches quotidiennes qu'il ne peut assurer seul. C'est donc le personnel soignant qui s'efforce de le prendre en charge.
Condamné en février 2006 à 30 mois de prison par le tribunal correctionnel de Lyon, N.G. n'avait pas vu sa peine mise à exécution par les services du procureur de la République de Lyon. Le 23 octobre, le parquet, qui connaissait l'état de santé de l'intéressé, a choisi de l'incarcérer plutôt que de saisir le juge de l'application des peines d'une demande de suspension de peine pour raison médicale. Sollicité par l'OIP, il n'a pas souhaité apporter d'éclaircissements sur cette décision. Une telle demande d'aménagement de peine a depuis été déposée par l'avocat de N.G.
Déjà, le 19 juin 2007, l'OIP avait alerté sur la situation d'une personne paraplégique maintenue en prison au sein de l'UHSI de Lyon, et ce malgré l'incompatibilité de son état avec la détention. Cette dernière est toujours incarcérée dans le cadre d'une procédure d'extradition et a été transférée à l'établissement public de santé national de Fresnes (Val-de-Marne). Son avocat a déposé une nouvelle demande de mise en liberté qui sera examinée le 28 novembre prochain. Le rapport d'activités de l'UHSI indique quant à lui qu'au cours du second semestre 2006, deux personnes paraplégiques ont également été admises dans l'unité.
L'OIP rappelle :
* qu'aux termes de l'arrêt Farbtuhs, rendu par la Cour européenne des droits de l'homme le 4 décembre 2004, constitue un traitement inhumain et dégradant le maintien en prison d'un homme « paraplégique et invalide à tel point qu’il ne pouvait pas accomplir la plupart des actes élémentaires de la vie quotidienne sans l’assistance d’autrui », quand bien même les autorités ont fait des « efforts considérables pour alléger son séjour en milieu carcéral » ;
* * *
JUST A LITTLE COMMENT...
Et je me pose une question, ne pourrait-on pas mettre des morts en prison ? Pour qu'ils s'y finissent leur peine, ou dans le cas où l'on aurait prouvé leur culpabilité après leur décès ? Vous trouvez mes paroles indécentes, déplacées, choquantes... pourtant, il y a beaucoup de malades du SIDA qui y séjournent actuellement. Par contre pour Papon...
18:40 Publié dans PRISON | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : prison, pénitentiaire, oip, politique, repression, kafka, sida
mercredi, 21 novembre 2007
LA RETRAITÉE ET LE R'MISTE.
Nous avions de bons, quoique très limités, rapports de voisinage, elle habitait dans une impasse proche et passait devant chez moi pour s'y rendre, c'était une femme de 70 ans environ, aussi grande que moi, mais beaucoup plus large. Je mesure un mètre et quatre-vingt-quatre centimètres. Je l'avais aidé deux fois à porter ses sacs trop remplis.
Un âge avancé qu'elle assumait avec grande vivacité et toujours sapée avec élégance, de marques pour femmes mûres. N'hésitant point à n'user que de ces membres inférieurs comme moyen de locomotion. Que ce soit pour se rendre au marché ou à la plage, éloignés tous deux de 5 ou 6 km d'ici, et ce, aux heures les plus chaudes de la journée, même en plein été. Ainsi, sa forme physique était nettement plus entretenue et bien supèrieure à la mienne.
Nos discussions étaient au niveau du minima syndical, jamais d'envolée. L'avantage était que le plus souvent je la croisais, nous n'allions pratiquement jamais dans la même direction. Nous avions des horaires inversés, je sortais quand elle rentrait et vice-versa. Des banalités sur le temps, je la soupçonnais de droite, mais bon, par ici, la chose est courante.
Elle avait pris l'habitude de déposer du pain mouillé en face de mon portail, des baguettes entières. Pour nourrir les colombes, me disait-elle. Je ne pense pas que les colombes avaient besoin d'elle pour survivre, mais chacun fait ce qu'il peut pour occuper sa vie.
Comme un imbécile, je lui confie un jour, de grande détresse morale, que je n'étais qu'un r'miste.
Les jours passent, ils n'ont que ça à faire, et toujours ces tas de mie molle. Puis, un soir, je surprends un rat qui se rassasie. Alors, le lendemain je planque vers la même heure et je m'aperçois qu'il a ramené des congénères, ils sont une dizaine, ça se corse.
Quand je la croise à nouveau, deux jours après, je lui fais part très gentiment de ma découverte et lui demande d'arrêter pendant quelque temps ses livraisons. Je lui demande aussi pourquoi elle ne nourrit pas ces colombes devant chez elle. C'est une bonne question, non ? Elle me tourne le dos brusquement et se tire en maugréant.
Mais elle ne change rien à ses habitudes, elle change juste d'horaire, impossible de la revoir durant quelques jours. Des fois, je sors armé d'une pelle et je nettoie l'endroit.
Enfin, je retombe sur elle et je lui demande, toujours avec les égards dus à son âge et à son sexe supposé faible(?), de stopper tout net ces enfantillages, c'est ridicule. Et, il y a des lois sur l'hygiène, les rats vous sav... Que n'ai-je dit... Elle se met à hurler.
— Salopard de r'miste, c'est moi qui te paye à rien foutre toute la journée et tu veux m'empêcher de nourrir ces bêtes qui ne t'ont rien fait. Va travailler va, à ton âge t'as pas honte ? Et naturellement, une autre voisine nous croise à ce moment.
Faudrait que j'écrive ses paroles en caractères gras, afin qu'on ressente sa haine.
Elle répète ses mêmes arguments une autre fois, sur le même ton, les mêmes mots, mais dans un ordre différent et avec une violence étonnante chez une femme de cet âge, tellement que je n'ai su quoi répondre. Enfin, j'ai juste dit :
— Espèce de grosse vache, va ! Grosse vache ! Et je suis parti.
Pas de quoi être fier de la répartie... Ce dialogue à jamais gravé dans les "caches" du web s'est déroulé il y a 8 ou 9 mois, depuis une quinzaine de jours l'endroit reste propre. On se croise de temps à autre, en regardant ailleurs. Mais, je l'entends marmonner, à mon hauteur, sale r'miste, sale faignant... ou d'autres trucs pas très avenants.
Voilà, j'ai été un bon r'miste respectueux durant des années, car ces colombes nourries en face de ma piaule, avaient pris l'habitude de se poser sur les fils téléphoniques qui passaient au-dessus de ma deuch pour digérer aussitôt, ce qui la couvrait de fientes ; des microtrous sont apparus depuis dans la capote, heureusement, il ne pleut pas souvent dans la région, grosse vache.
Comme disait ma mère, "fait du bien à Martin, il te le rend en chiant dans ta main."
18:40 Publié dans DE PETITS RIENS | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : rmi, nouvelle, galère, tristesse, salope, rats, FN
samedi, 10 novembre 2007
CELUI-LA, IL ME LE FAUT !
Un Parrain, même en prison, ça a de la gueule. Celui-là ne sortait que rarement en promenade et jamais tout seul, il y avait toujours quatre ou cinq autres détenus qui l'entouraient dans ses va-et-vient sur le terrain de basket bitumé. C'était marrant à regarder, le groupe arrivait au bout du terrain et se retournait à l'unisson, comme un banc de poissons, ça allait et venait durant une heure ; ceux qui arrivaient en sens inverse s'écartaient poliment et puis, ils avaient intérêt à le faire.
D'accord, pour trouver cette scène marrante il fallait être méchamment privé de distraction, c'était mon cas, je faisais mon année de taule, je remboursais heure après heure ma dette à la société. J'aurais préféré rembourser autrement, en faisant un boulot pour cette société, travailler pour l'intérêt général, mais on m'avait pas demandé mon avis. Valait mieux m'enfermer et que je coûte du fric. J'étais pas assez instruit pour piquer des millions sans me faire avoir, je n’avais pas fait de grandes écoles. Mais assez pour passer mon temps à réparer et ranger des livres sur des rayons.
Ce parrain était érudit, chaque fois que l'Administration lui en donnait l'occasion il se pointait à la bibliothèque, choisissait quatre livres, le maximum permis (interdiction de trop lire), puis s'installait à l'une des grandes tables placées dans ce lieu. Il était, comme dans la cour, entouré de sa garde. D'autres tables étaient occupées par origine, un monde en tables, l'Afrique du nord, celle du milieu, l'Europe des vingt-sept et deux chaises pour les gitans. C'est pas ma faute, ce sont les hommes, ils sont comme ça.
Et, tous ces types qui débattaient, ne le faisaient pas comme s'ils s'étaient trouvés dans un lieu saint, ils ne chuchotaient pas, la cacophonie régnait en maître. Même l'arrivée impromptue d'un maton ne l'aurait pas fait descendre d'un ton. Sauf, s'il avait tiré un coup de revolver au plafond.
C'est là que le Parrain tapa un grand coup du poing sur la table placée devant lui. Sans délai, le silence s'installa. Le bruit avait été fort certes, mais c'était surtout sa provenance qui inquiéta, surtout que les paroles suivantes finirent de glacer le sang de certains.
— "CELUI-LÀ, IL ME LE FAUT !"
Le Parrain le dit si fort, que ses paroles allèrent se perdre jusque dans les couloirs du Centre socio-culturel de la prison.
Tous les types assis aux autres tables se mirent à lire ou à faire semblant. Une odeur de sang envahit les esprits, réveillant certains souvenirs enterrés au plus profond. Qui était visé ? Peut-être était-il dans la pièce ? L'angoisse... faudra faire gaffe dans les escaliers, dans les douches...
Après le coup de poing, à la table du Parrain, la discussion s'était poursuivie sur un ton plus bas, de sorte à ne pas se faire entendre. L'Homme avait fini, en s'adressant à son voisin de droite :
— "Oui, vraiment, il me le faut ! Je mettrai le fric qu'il veut, mais ce terrain, il me le faut. Il va trop plaire à ma femme. On pourra y mettre les chevaux. Vraiment, je ne peux pas laisser passer un truc pareil. Je me souviens, c'est en pente vers la mer, c'est magnifique."
Le voisin de droite était lui aussi satisfait de l'affaire. Autour de cette table, on continua à papoter jusqu'à l'heure de fermeture de la bibliothèque en fumant autour d'un Nescafé©.
D'ailleurs, ils étaient les derniers dans le local, les autres avaient quitté l'endroit, un par un, juste après les quatre premiers mots du Parrain, une heure auparavant.

Ces créations sont mises à disposition sous un contrat Creative Commons.
23:05 Publié dans PRISON | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : parrain, prison, récit, nouvelle, sang, poisson
vendredi, 02 novembre 2007
IL EST MASO CE LAPORTE ALORS...©
Cet homme a commis une faute gravissime, il a assassiné le rugby français à petit feu, durant un septennat, préméditation. Pire, il a usurpé, il s'est fait passer pour un entraîneur national. La justice le rattrape, espérons qu'elle coure vite et qu'on ne soit pas doublé.
Pour acheter une couronne pour l'enterrement du rugby dit "à la française", j'ai créé le ballon de rugby Laporte© (150€), le ballon gonflable Laporte© (50€) et aussi l'oeuf peint Laporte© (75€). Et, "comme on gagne à 30"©, phrase qu'il répéta sans cesse mais sans jamais l'appliquer, moi aussi je fait des prix pour 30 commandes.
19:50 Publié dans RIGOLO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laporte, gouvernement, ami, sarkozy, oeuf, ballon, rugby
Le scandale des photos retouchées
AVANT


Voyez comme on nous trompe. Restons vigilants.
15:05 Publié dans RIGOLO | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : retouche, photo, avant, après, nicolas
mardi, 30 octobre 2007
MORDONS UN CHIEN.
En souvenir de Jean François BIZOT
(J'ai mis du temps à retrouver ce numéro
et, horreur, je l'ai détourné)
Et puis, j'ai lu sur Var Martin, journal qui ment même plus, juste il répète [y a qu'à voir, ce jour le 30 oct, son site lance un "l'info en vidéo" intitulé : Rachida Dati aurait menti sur ses diplômes (notons le conditionnel)], donc j'ai lu qu'un varois âgé de 57 ans avait été mordu à la main par un rottweiller, en première page sur le côté, ça a un nom cet endroit, mais il m'échappe. Il y a un article qui suit en page 5.
Après lecture de celui-ci, le rott devrait être exempté de peine de mort, le patron du caniche (le mordu) ayant dû avoir, au moment des faits, une attitude mal perçue par le gros chien. C'est bizarre, en France on a établi la peine de mort pour les chiens. Il faudrait penser à créer des tribunaux.
Il se passe, dans ce bas monde et dans notre pays, des actions innommables, et alors c'est quoi les nouvelles du monde pour Var Matin ? Un chien a mordu une main et, et, et... plus de 8 000 fans au Zénith (?) pour voir Tokyo Hotel, un boy-band de rock, oublié dans un an et demi. J'ai remonté la file d'attente (en deuch, y avait bouchon), c'était pas croyable, y avait les minettes de 12 ans annoncées, mais y avait aussi les grandes soeurs (30 ans) et d'autres encore plus âgées. Après le triomphe de Michel Sardou, Toulon montre l'étendue de ses goûts musicaux.
Mais je dérape, il y a 35 ans environ, ma frangine s'est fait mordre, elle avait 8 ans, au visage par un chien-loup (ou chien-policier ou berger-allemand) comme on les nommait affectueusement à l'époque et avec qui elle s'amusait tous les jours. Mon ex, a eu la même punition avec le même type de cabot, son chien, enfin, celui de ses parents ; et, elles ne sont pas passées dans le journal local et encore moins à la TV. Et la race ne s'est pas éteinte.
Donc, le problème n'est pas nouveau, les chiens ça mord. Une piste est lancée par Nicolas, 10 ans de taule pour les proprios et la peine de mort pour les chiens. Lui, il dit qu'ils s'en servent comme d'une arme mais, tout le monde n'a pas les moyens de sortir en short entouré de dix gardes du corps.
![]()
Moi, je n'ai jamais aimé les gros chiens, mais un jour j'ai dû en raccompagner un, d'un point à un autre dans la ville, et là, j'ai compris. C'était un dogue allemand grand comme un poney. Les personnes croisées avaient une attitude respectueuse envers cet attelage que jamais je n'avais suscitée chez personne.
Mon chat m'a griffé et ce n'est pas la première fois, je vais faire une main courante, mince alors !
20:22 Publié dans DE PETITS RIENS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chien, loi, mordre, varmatin, sardou, dogue, allemand











