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lundi, 11 février 2008

VAR + 42 !

L'appel à la délation (voir ici) ayant été suspendu(?) dans le Var, il fallait bien se faire remarquer par une autre action d'effluence aussi sympathique.
Voilà la bonne nouvelle, on a dépassé le quota de raccompagnement hors des frontières de la France, pays des droits..etc, etc.
"Les policiers varois ont reconduit à la frontière 282 étrangers en situations irrégulières en 2007, alors que le ministère avait fixé l'objectif à 240."

 

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Cela n'empêche pas les policiers de réclamer plus de moyens. Veulent-ils en faire plus pour gagner plus ?
Hortefouille doit être aux anges, le Var est propre et net pour la saison estivale.

 

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 Le département du Var est pourtant une terre d'acceuil bienveillante pour les riches arabes du Golfe et les millionnaires russes qui y achètent les plus belles propriétées.

mercredi, 05 décembre 2007

PUTAING, C'EST LE RETOUR DE PÉTAING !

Oh Marius, ce mating à Saint-Maximing (et ailleurs dans le coing) en lisant Var Mating, les pékings se sont dit : Putaing, cé le retour de Pétaing !

Plus sinistrement, "La police varoise recrute des "indics citoyens", le titre s'étale en gras à la une de Var Matin, le mercredi 5 décembre 2007. La suite en page trois :  [... Après une expérimentation menée dans une grande métropole (? laquelle ?) puis récemment, en région parisienne dans le cadre des émeutes dans les banlieues, le Var s'apprête à devenir l'un des tout premiers départements à mettre en place un système élaboré par la direction centrale de la sécurité publique.]

Faut savoir, que dans ce même département, on compte déjà le plus grand nombre de militaires au mètre carré de France (le littoral, la rade de Toulon, le camp de Canjuers), on devrait se sentir en sécurité.

En bref, fin 2007, un serveur (pas un barman) sera installé au commissariat central de Toulon, il sera exclusivement au service des particuliers qui pourront ainsi balancer les crimes et délits qu'ils constateront. Possibilité de joindre photo, vidéo...


Le rédacteur, de l'article, termine en parlant "du risque d'appel à la délation que constitue ce système tout en reconnaissant que le principe n'est pas franchement nouveau"... En effet, le risque est loin d'être nul.

D'autant qu'aujourd'hui, grâce à la technologie, c'est de son fauteuil, bien au chaud dans ses charantaises, sans être obligé de raser les murs pour porter la lettre à la Poste, que l'on peut balancer ceux qu'on n’aime pas.


Que le Var soit l'un des premiers à tester ce magnifique système (qui doit faire bander les restes poudreux de Laval) n'a aucun rapport avec le fait que ce département offre en (mon)général 30% de ces voix au FN.

 


 
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Finalement, devant le tollé général, ce projet a été suspendu une dizaine de jours plus tard. Pas annulé, juste suspendu! Pour les frustrés il reste toujours les vieilles méthodes qui ont fait leur preuve durant la période 40-45.
 
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lundi, 26 novembre 2007

ET SI ON METTAIT DES MORTS EN PRISON ?

NO COMMENT
Et de deux, en 2007, la justice française a incarcéré deux tétraplégiques. C'est tellement énorme, grossier [par rapport à la mansuétude & à la civilité dont elle peut faire preuve en d'autres occasions (ici par ex.)] que je me contente de faire un copier/coller du communiqué de l'OIP (Observatoire International des Prisons) paru le 26/11/2007.
 
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  Communiqué 

 

Lyon : l'UHSI abusivement utilisée pour maintenir un tétraplégique en prison


La section française de l'Observatoire international des prisons (OIP) informe des faits suivants :

Depuis le 23 octobre 2007, N.G., tétraplégique, est incarcéré à l'unité hospitalière de soins interrégionale (UHSI) de Lyon (Rhône) alors que son état de santé est incompatible avec un maintien en détention. L'UHSI n'a pourtant pas vocation à accueillir les personnes se trouvant dans cette situation.

Le 23 octobre 2007, N.G. a été incarcéré sur décision du parquet de Lyon alors même qu'il est tétraplégique (paralysé des quatre membres) depuis janvier 2005. Dès son arrivée à la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône (Rhône) le 23 octobre, un médecin a constaté que son état de santé est incompatible avec un maintien en détention. Malgré l'existence dans cette maison d'arrêt d'une cellule prévue pour l'accueil de personnes handicapées, le soignant a considéré que N.G. devait immédiatement quitter la prison et a demandé son admission à l'UHSI. Celle-ci a eu lieu le jour-même. Pourtant, comme l'a souligné le garde des Sceaux le 16 février 2004 lors de l'inauguration de la première unité de ce type à Nancy, « une UHSI est une structure hospitalière à part entière, [qui] a une compétence médico-chirurgicale [et] vise à accueillir des détenus dont l'état de santé justifie une hospitalisation ». Or, selon un médecin de l'UHSI de Lyon, l'état de santé de N.G. ne nécessite « en aucune manière une hospitalisation », celle-ci pouvant même être « délétère » de par l'immobilisation imposée au patient.

En effet, N.G. passe ses journées enfermé dans sa chambre, à l'exception des temps de parloir et, l'UHSI ne disposant pas de cour de promenade, toute sortie à l'air libre est impossible. De plus, l'unité ne dispose d'aucun personnel spécialisé pour assister N.G. dans l'accomplissement des tâches quotidiennes qu'il ne peut assurer seul. C'est donc le personnel soignant qui s'efforce de le prendre en charge.

Condamné en février 2006 à 30 mois de prison par le tribunal correctionnel de Lyon, N.G. n'avait pas vu sa peine mise à exécution par les services du procureur de la République de Lyon. Le 23 octobre, le parquet, qui connaissait l'état de santé de l'intéressé, a choisi de l'incarcérer plutôt que de saisir le juge de l'application des peines d'une demande de suspension de peine pour raison médicale. Sollicité par l'OIP, il n'a pas souhaité apporter d'éclaircissements sur cette décision. Une telle demande d'aménagement de peine a depuis été déposée par l'avocat de N.G.

Déjà, le 19 juin 2007, l'OIP avait alerté sur la situation d'une personne paraplégique maintenue en prison au sein de l'UHSI de Lyon, et ce malgré l'incompatibilité de son état avec la détention. Cette dernière est toujours incarcérée dans le cadre d'une procédure d'extradition et a été transférée à l'établissement public de santé national de Fresnes (Val-de-Marne). Son avocat a déposé une nouvelle demande de mise en liberté qui sera examinée le 28 novembre prochain. Le rapport d'activités de l'UHSI indique quant à lui qu'au cours du second semestre 2006, deux personnes paraplégiques ont également été admises dans l'unité.


L'OIP rappelle :

    * qu'aux termes de l'arrêt Farbtuhs, rendu par la Cour européenne des droits de l'homme le 4 décembre 2004, constitue un traitement inhumain et dégradant le maintien en prison d'un homme « paraplégique et invalide à tel point qu’il ne pouvait pas accomplir la plupart des actes élémentaires de la vie quotidienne sans l’assistance d’autrui », quand bien même les autorités ont fait des « efforts considérables pour alléger son séjour en milieu carcéral » ;

 


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JUST A LITTLE COMMENT...
Et je me pose une question, ne pourrait-on pas mettre des morts en prison ? Pour qu'ils s'y finissent leur peine, ou dans le cas où l'on aurait prouvé leur culpabilité après leur décès ? Vous trouvez mes paroles indécentes, déplacées, choquantes... pourtant, il y a beaucoup de malades du SIDA qui y séjournent actuellement. Par contre pour Papon...

jeudi, 25 octobre 2007

LA PRISON À MI-TEMPS, çA N'EXISTE PAS, OU SI PEU.

Il y a peu de temps, on nous a répété, par tout média existant, que dans notre pays les détenus ne faisaient que la moitié de leur peine, plus personne, même au plus profond de nos campagnes, n’ignore ce fait qui est devenu acquis.

Ça faisait suite aux méfaits de ce pédophile récidiviste qui n’avait pas effectué sa peine en totalité. La Ministre de la Justice, se devant de réagir à chaud, nous a promis des lois plus restrictives.
Et quand on établit de nouvelles répressions pour cette catégorie de délinquants, dans la foulée, elles servent aux autres ; juste se souvenir du fichier génétique, qui à la base leur était destiné et qui est imposé aujourd’hui à tout détenu, faucheur volontaire, syndicaliste, y compris. (400 000 français y figurent!)

On avait entendu N. Sarkozy en campagne tenir ces propos : «Je ne comprends pas […] pourquoi un condamné ne fait que la moitié de sa peine et pas la totalité de celle-ci.» le 7 mars 2007 lors d’une rencontre avec les lecteurs de Sud Ouest. Rachida Dati rajoutait plus tard : «Je ne veux plus qu'un condamné sache d'emblée qu'il n'exécutera pas la totalité de sa peine».

Ce discours pernicieux va imbiber pour longtemps le cerveau de futurs jurés qui auront tendance à être plus généreux au niveau du nombre d’années à distribuer, ils multiplieront leur demande de peine par deux et oui, en France, on sort à moitié peine. C’est presque un appel à la délinquance.

Peu après, Il y a eu la conditionnelle de Bernard Cantat et la lettre de la mère de Marie Trintignant envoyée à la présidence de notre République. Cette dame, dont je respecte infiniment la douleur, avait mal été renseignée par ses avocats.

En correctionnelle, le jeu ne changera pas, car les juges savent eux.

Ils savent que cette affirmation est un mensonge. Pour pouvoir sortir en conditionnelle il faut remplir certaines conditions, la plus importante se nomme «promesse d’emploi». Le genre de promesse que l’employeur a intérêt à tenir, sous peine de poursuites pénales, pas de celles dont usent et abusent certains hommes politiques d’après Pasqua. Et, ce type de patron n’est pas courant.

Quand on est connu (Cantat, Le Floch et bien d’autres VIP) l’emploi on l’obtient plus facilement. Chez ces gens-là, monsieur, on l’obtient la mi-peine. Faute avouée (ou pas) est à moitié pardonnée.

Mais, pour l’énorme majorité des condamnés, la tâche est plus dure, carrément impossible.

Vous en connaissez beaucoup vous des entrepreneurs prêts à embaucher un détenu ?
Déjà, des qui embauchent des employés «normaux» il y en a de moins en moins, voir du côté de la crise de l’emploi.
Vous en connaissez, qui vont embaucher un détenu qui a passé son CAP de pâtisserie en prison et qui en plus a un patronyme à consonance française nord-africaine ?

Si la famille du détenu, malgré ses multiples démarches désespérées et minée par cette impuissance, n’arrive pas à trouver une promesse d’emploi, le détenu n’a comme solution que d’éplucher les offres d’emplois, il est aidé par un travailleur social en taule.

Tiens, aujourd’hui, pour nous, il entoure une offre qui correspond à son cursus, il y a un numéro à contacter.
Vous imaginez la scène, il faut appeler l’éventuel employeur, lui proposer votre candidature, lui parler de vous, lui expliquer d’où vous appelez, vous montrer persuasif et sûr de vous, le travailleur social en attestera si besoin. En général, on vous dira qu’il faut un type dans l’immédiat, l’entretien sera clos poliment.
On est dans un bon jour, il veut vous rencontrer, alors faut travailler durement avec le travailleur social qui vous suit pour tenter de demander une autorisation de sortie pour le jour « J » et faut pas se rater ce jour-là.
De toute façon, c’était pour remplir du blanc, ce genre de rencard n’existe pratiquement pas, sauf avec une association, s’il reste des places.

Autres conditions pour demander une conditionnelle : ne pas être en état de récidive (ça retarde), avoir un lieu de résidence favorable à sa réinsertion ; d’autres nombreux éléments entrent en jeu

Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a estimé le 24-9-2003, que la libération conditionnelle était «l’une des mesures les plus efficaces et les plus constructives pour prévenir la récidive et pour favoriser la réinsertion sociale des détenus dans la société». En Suéde, par ex, elle est accordée d’office.

567ed106bdc01de7d07543205cbe5989.jpg En France, elle concerne une part sans cesse décroissante des libérés, en 2001, 9,2% en bénéficiait, en 2004, 5,8%, une évolution confirmée en 2005 (5 866 demandes en 2004 contre 5 671 en 2005). Finalement, la liberté Conditionnelle ne concerne que très peu de détenus.
Elle est attribuée par le JAP , et ils n'ont pas tous la même vision de leur profession.

De plus, les conditionnelles sont délivrées après une période effective de détention de plus en plus longue, au minimum après les 3/4 de la peine.

Malgré tout, rien ne "les" empêchera de voter de nouvelles lois.

Tous les chiffres cités viennent du Guide du sortant de prison, édité par l’OIP.(Observatoire International des prisons)