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dimanche, 13 avril 2008

De quelle couleur "bleu-gendarme" ?

  Devinette :   De quelle couleur "bleu-gendarme" est la voiture banalisée de la police qui sillonne les rues de la ville de Toulon dans le but de surprendre en flagrant délit les contrevenants ??

Pour un indice, voir la photo :

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samedi, 01 mars 2008

JE SUIS VISITÉ...

202060603.jpg Je suis visité, un peu comme au zoo, des curieux viennent voir ce qui se passe derrière ce mur lézardé. Le promoteur offre les frais de notaires aux 10 premiers acheteurs de la future résidence grand standing de 41 appartements qui va s'élever à la place de cette vieille bâtisse construite en 1888 et qui ne pouvait recevoir que trois locataires dont moi.

Ils passent et repassent dans la rue, comme des rapaces, leurs prospectus à la main ou en voitures qui ralentissent. J'en vois un qui sautille, un instant plus tard, je le vois tendre un appareil photo au-dessus du mur, je gueule : "ça va, vous voulez pas entrer ? Je ne vous gêne pas sur la photo ? Vous avez pensé aux cacahouètes ?".



284333304.jpg Hier soir, je sors, je surprend derrière ma porte en ferraille rouillée (elle est d'époque) un couple de femmes âgées d'une bonne soixantaine d'années chacune, des soeurs peut-être, qui se tiennent par la main;  elles sont habillées de la même façon et de la même couleur verdâtre. Elles essayaient de voir l'intérieur par la fente de la boite à lettres. Chacune d'elle tient une pub format A4 où un infographiste a dessiné le futur immeuble en lieu et place de "ma" piaule et de son jardin, et où un vendeur immobilier a agrafé sa carte.

— "Vous voulez pas visiter en plus ?" que je leur envoie le plus désagréablement possible. J'ai des grandes facilités pour le désagréable depuis que la vie m'a tiré quelques grandes baffes dans la gueule et qu'elle décida de ne plus se passer mais alors pas du tout comme j'espérais qu'elle le fit.

Elles hésitent, elles penchent en avant, se regardent, elles avancent, elles sont sur le point d'acquiescer, en plus !! Elles voudraient voir cette nature appelée à être bétonnée et goudronnée. Elles veulent voir toute cette verdure, qui va disparaître à jamais parce que des gens fortunés veulent investir dans le grand standing et, qu'elles ne verront jamais de leurs fenêtres.

Ben non, vous ne visiterez pas parce que je n’ai pas envie et parce que ça n'a aucun rapport avec ce que vous allez acheter et surtout parce que je n’en ai pas envie.

C'est pas la peine de visiter, il n'y aura plus rien des ces vieux arbres, de toute cette verdure en pleine ville. Plus rien, de cette nichée d'hérissons qui me font bien marrer les soirs d'été, plus rien de ces couples de mésanges construisant méthodiquement leur nid avant d'y déposer de petits oeufs, fauvettes ou rouge-gorges...etc. Il y aura 41 appartements grand-standing, 41 chiottes G-S qui déverseront leur contenu à moins qu'ils ne soient tous constipés d'un coup, je raconte vraiment n'importe quoi, qu'est-ce qui m'arrive ?
Vous savez pas, même l'autre maison qui jouxte la "mienne" va être démolie par un autre promoteur plus offrant. En tout, presque 3000m2 de verdure vont être détruits et remplacés par du béton haut-standing.

Elles reculent doucement, se demandant si elles ont à faire à un violent.

Tiens, une idée folle, et si je les assassinais tous ces visiteurs et que je les enterre dans la cave de cette maison qui va être rasé, ils n'auraient plus de clients les promoteurs... aucune promesse d'achat, il ferait la gueule le promoteur... et moi, je pourrais rester encore quelques mois sur place.

 

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mercredi, 23 janvier 2008

LE PRÉSIDENT QUI TUTOYAIT À L'OREILLE DES PROLOS.

 Ce matin à Sens, il est allé tâter du prolo, du vrai, qui travaille à la construction d'un hosto et qui se lève tôt le matin. Il est venu parler "pouvoir d'achat". Une discussion brouillonne s'engage entre Sarko et les prolos. L'un lui demande, comment faire pour travailler plus, pour gagner plus, d'autres parlent... ça fait un peu cacophonie, dans le genre.
— Sarko : Ah, ben, non, mais là regarde...
— Prolo : ... on est à la frontière...
— Sarko : Et ben voilà bè c'est intéressant !
— Prolo : ... on n'a que les week-ends et on va en Belgique, car en Belgique les commerces sont ouverts le dimanche...
— Sarko : ... Et c'est bien sûr !
— Prolo :... humm, humm...
— Sarko : ... Ah ben voilà, eh ben... voilà, et ben c'est ça que je veux changer...
— Prolo : humm, muhm
— Sarko : ...  c'est quand même incroyable... j'ai rien contre les Belges, bien au contraire (??), mais c'est quand même incroyable que le dimanche où on peut faire les courses en famille, les commerces soient fermés !

 

 


Et le cortège se tira derrière le chef, qui est content de lui, Lagarde bronzée a le sourire scotché aux lèvres, ils ont travaillé, ils ont parlé "pouvoir d'achat".
J'ai l'impression que ces prolos là sont un peu cons, pas vous ? On les a choisis? Ils posent une question simple et  obtiennent une réponse qui n'a aucun rapport avec cette première, et ils ne disent rien. Non, juste qu'ils tiennent absolument à faire les courses en Belgique, le dimanche et en famille, le reste ne les intéresse pas le moins du monde.

On a que ce qu'on mérite. 

lundi, 31 décembre 2007

PROFITONS-EN POUR MOURIR !

C'est le moment des soldes aux pompes funèbres de mon quartier.

4487363442f84d59e0f26128314f7fa9.jpg De 30 à 50 % de ristourne, ça donne envie, non ?

Faut se presser, c'est limité dans le temps, jusqu'au 31 décembre. Je suis sûr que si vous mourez demain, en baratinant un peu, ils vous appliqueront la promo. Dites que vous venez de ma part.

Pour leurs affaires, ils voudraient qu'on ne finisse pas l'année et, à partir du 1er janvier, ils vont nous souhaiter "une bonne année, et surtout la santé, hein ? Surtout la santé !"d5910df982d22d2294f03022fe1e3ddd.jpg

19:40 Publié dans BRÈVES, RIGOLO | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : pub, mort, funèbres

samedi, 08 décembre 2007

JE SENS BON, COMME MON PRÉSIDENT !

Veuillez ne pas comprendre par là que je pue le camembert pasteurisé, ça ne m'est plus arrivé depuis mon adolescence, les Converse© existaient déjà et il y a très longtemps.

J'ai la même odeur que le président, le vrai, celui de la République, J'utilise le même parfum que LE PRESIDENT, ça vous en bouche un coin, hein ? Peut-être même deux, non ? Comment un r'miste, qui gagne 45 fois moins,  peut-il s'offrir le même parfum que Niko 1er ? Comment ce r'miste de Provence du sud connaît-il la marque du parfum du PRESIDENT ? Et qu'est-ce que cela lui fait, quand il se serre dans ses bras, d'avoir la même effluence que LE PRESIDENT ? Voilà quelques questions qui devraient normalement vous assaillir.

9cd617518b89be766bd5276b588808db.jpg La seule différence est dans le contenant, mon parfum, je l'ai stocké dans deux minipots de confiture et chaque fois que je veux sentir bon, je trempe un pinceau dans le pot et m'en enduis avec ravissement le lobe des oreilles.

 

Jusqu'à cet instant, personne ne connaissait mon secret. Je l'étale, car c'est bientôt Noël et j'ai envie de vous faire cadeau de cette nouvelle.

1er épisode : vous sentez bon ! c'est du Caron© !

Le 29 octobre, j'ai lu que NS avait passé un WE à Brégançon, il a fait des tas de trucs, comme aller bouffer dans des restos, des supers bonnes choses, accompagné de Rachida D & Martin B le samedi soir. Le lendemain, il a fait son jogging accompagné de 200 gardes du corps et gens de la sécurité (à mon époque on appelait ça un cross) à la rencontre des groupies du coin et l'après-midi, il avait invité l'austère Fillon.

Lors du jogging, il y a une folle groupie qui s'est jetée dans ses bras, bon, elle ne s'est pas jetée bien haut (que je suis méchant), l'a enlacé dixit RL de Var Matin. Un dialogue surréaliste s'est alors noué :

— Vous sentez bon, lui a-t'elle déclaré.
— C'est du Caron©, lui a répondu le président, en faisant des rimes.

"Qu'est-ce que c'est beau, qu'est-ce qu'ils sont bons ", stridulèrent (ou craquetèrent, au choix) à l'unisson les cigales de l'endroit.

2éme épisode: Annie & papier d'Arménie.

Un ami, gueux de r'miste lui-même, débarque chez moi et il sent bon le papier d'Arménie. J'adore cette odeur, ça me renvoi tout droit dans un endroit bien précis et chouette de mon enfance, qui n'a pas toujours était tendre, croyez-moi.

Un souvenir, une scéne, Annie, une voisine à ma mère, sexy comme c'est pas permis et qui en vit. Elle fait brûler du papier d'Arménie (mais je ne connaissais pas le nom à l'époque, juste cette odeur) chez elle et dans le cendrier de sa tire. C'est une Aronde décapotable. Elle porte un foulard et des lunettes noires, ses cheveux noirs sont noués. Elle conduit, on roule vers Ste Maxime où ailleurs. Et moi, j'ai douze ans, je suis calé sur la banquette arrière, dans les nuages. C'est beau comme une pub.

Je demande à mon ami gueux où il a trouvé ce parfum. Une connaissance lui a donné un demi-litre de ce divin liquide. Une famille friquée, le vieux père est mort et le fils donne ce flacon qu'il ne se sent pas de porter.

Rien qu'à l'idée de sentir le "pap d'arm" sur moi quand je veux et où je veux, je me bouge dans tous les sens jusqu'à trouver ces deux petits pots de confiture que je confie à mon ami, avec mission pour lui de me les remplir. Quand je passe chez lui pour les récupérer je vois le flacon original avec l'étiquette Caron©.

Voilà comment je sens bon comme mon président. C'est un vrai conte de Noël. Je suis un peu frustré de savoir que NS sent comme Annie, mais j'ai constaté que selon les peaux, les parfums n'ont pas toujours la même odeur.



PS: Je me dis que quand même il exagère avec toutes ses pubs, Caron, Karcher...etc.,  Il devrait être sponsorisé.

 

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   <=L'article de Var Martin

 

vendredi, 02 novembre 2007

IL EST MASO CE LAPORTE ALORS...©

     AIDONS LE RUGBY    
ou tapons dans Le Laporte©
 
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Monsieur Bernard (prénom prédestiné pour mal tourner dans le sport) Tapie Laporte, rencontre enfin quelques malheurs avec la Justice, encore aura t'il fallu l'intervention courageuse d'une  doyenne résistante*.

Cet homme a commis une faute gravissime, il a assassiné le rugby français à petit feu, durant un septennat, préméditation. Pire, il a usurpé, il s'est fait passer pour un entraîneur national. La justice le rattrape, espérons qu'elle coure vite et qu'on ne soit pas doublé.

 
Pour acheter une couronne pour l'enterrement du rugby dit "à la française", j'ai créé le ballon de rugby Laporte© (150€), le ballon gonflable Laporte© (50€) et aussi l'oeuf peint Laporte© (75€). Et, "comme on gagne à 30"©, phrase qu'il répéta sans cesse mais sans jamais l'appliquer, moi aussi je fait des prix pour 30 commandes.
 
 

mardi, 30 octobre 2007

MORDONS UN CHIEN.

En souvenir de   Jean François BIZOT   

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(J'ai mis du temps à retrouver ce numéro
et, horreur, je l'ai détourné)

 

Et puis, j'ai lu sur Var Martin, journal qui ment même plus, juste il répète [y a qu'à voir, ce jour le 30 oct, son site lance un "l'info en vidéo" intitulé : Rachida Dati aurait menti sur ses diplômes (notons le conditionnel)], donc j'ai lu qu'un varois âgé de 57 ans avait été mordu à la main par un rottweiller, en première page sur le côté, ça a un nom cet endroit, mais il m'échappe. Il y a un article qui suit en page 5.

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Après lecture de celui-ci, le rott devrait être exempté de peine de mort, le patron du caniche (le mordu) ayant dû avoir, au moment des faits,  une attitude mal perçue par le gros chien. C'est bizarre, en France on a établi la peine de mort pour les chiens. Il faudrait penser à créer des tribunaux.

Il se passe, dans ce bas monde et dans notre pays, des actions innommables, et alors c'est quoi les nouvelles du monde pour Var Matin ? Un chien a mordu une main et, et, et... plus de 8 000 fans au Zénith (?) pour voir Tokyo Hotel, un boy-band de rock, oublié dans un an et demi. J'ai remonté la file d'attente (en deuch, y avait bouchon), c'était pas croyable, y avait les minettes de 12 ans annoncées, mais y avait aussi les grandes soeurs (30 ans) et d'autres encore plus âgées. Après le triomphe de Michel Sardou, Toulon montre l'étendue de ses goûts musicaux.

Mais je dérape, il y a  35 ans environ, ma frangine s'est fait mordre, elle avait 8 ans, au visage par un chien-loup (ou chien-policier ou berger-allemand) comme on les nommait affectueusement à l'époque et avec qui elle s'amusait tous les jours. Mon ex, a eu la même punition avec le même type de cabot, son chien, enfin, celui de ses parents ; et, elles ne sont pas passées dans le journal local et encore moins à la TV. Et la race ne s'est pas éteinte.

Donc, le problème n'est pas nouveau, les chiens ça mord. Une piste est lancée par Nicolas S, 10 ans de taule pour les proprios et la peine de mort pour les chiens. Lui, il dit qu'ils s'en servent comme d'une arme mais, tout le monde n'a pas les moyens de sortir en short entouré de dix gardes du corps.


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Moi, je n'ai jamais aimé les gros chiens, mais un jour j'ai dû en raccompagner un, d'un point à un autre dans la ville, et là, j'ai compris. C'était un dogue allemand grand comme un poney. Les personnes croisées avaient une attitude respectueuse envers cet attelage que jamais je n'avais suscitée tout seul.

 

 

Mon chat m'a griffé et ce n'est pas la première fois, je vais faire une main courante, mince alors ! 

dimanche, 28 octobre 2007

VOILA, LE GUEUX que je suis VA PAYER PLUS !

Merci mon Trésor chéri,

Aprés avoir bloqué mon compte en banque, voir ici, parce que trop fauché pour payer une amende à 90€, j'avais demandé un étalement, tu m'as enfin proposé un arrangement à l'amiable. En effet, je vais pouvoir payer les 316,31€ en 10 fois.

Et j'ai pas intérêt à oublier, sinon les poursuites reprendront. Je suis heureux de constater qu'il y a une justice et des fonctionnaires à l'écoute de la détresse humaine, ce n'est pas parce que je suis r'miste qu'on doit me faire des cadeaux. Je sais à quoi va servir toute ma prime de Noël maintenant, si prime il y a, car c'est déjà un scandale qu'il y ait une prime à la gueusaille. Déjà que j'ai une voiture.

Je vais m'adresser, de ce pas, au Médiateur pour voir si je ne pourrais pas payer encore plus, un mois ou deux afin que mon bien adoré président puisse être augmenté.

e984fb0a8cf783ccacb65b27991d9f39.jpg<= VOILA, J'ENLEVE MON CHAPEAU, JE GALEJAIS AMI R'MISTE.

Je ne culpabilise pas, les 380€ qu'on me verse tous les 5 du mois, le 6 je les ai déjà rendus. Je paie l'EDF et toutes les TVA qui existent, exactement comme le ferait le franco-belgo-suisse-monégaste-français johnny à l'idée.

J'enrichis un peu les commerçants, et mon Trésor. J'enrichis les toubibs, les labos et les pharmaciens, ça ne me coûte rien et ça leur fait tellement plaisir.

Mes assistantes sociales comptent sur moi, mon avocate que j'ai grâce à l'aide juridictionnelle, ne me repousse pas, pour peu que j'ai pris une bonne douche avant d'aller la consulter, donc je donne aussi à la CEO ou véolia ou... ça change tout le temps de nom les distributeurs de l'eau.

Les huissiers attendent patiemment leur tour, un jour ils vont s'abattre, accompagnés d'un serrurier et d'un officier de police

Peut-être un jour, les surveillants de la pénitentiaire me prendront sous leur coupe. Parce que j'aurais craqué et me serais jeté tête première sur un bien privé, qu'il faudra réparer ; un petit job pour un maçon ou un chirurgien plastique...

Il y a aussi les journalistes qui grâce à nous remplissent des pages de journaux TV et en papier en priant de ne pas nous rejoindre un jour.

Ils pourraient  tous nous remercier quoi ?


Alors, ami gueux, soit fier de toi, ta misère contribue au bonheur de notre société qui pourtant nous conchie, l'ingrate.

samedi, 06 octobre 2007

JE SUIS MALADEEEEE, COMPLÉTEMENT.

j'ai les "trois maladies les plus minables, les plus honteuses"* qu'un homme puisse avoir dans notre société moderne, sans tabou, où faut se lever tôt pour consommer plus, et être bronzé aux dents blanches avec le sourire carnassier qui sied, et posséder sa TV plasma grand écran et son Iphone, et être bouffé par l'ambition et le paraître

Jugez plutôt:

1) je suis R'miste depuis presque 3 ans...

2) J'ai plus de cinquante ans.

3) Je suis dépressif au point de suivre un traitement (la grosse dose) et d'être suivi par des psys.

Vraiment, certains cumulent les mandats, moi c'est les mandales.

Que feriez-vous à ma place ? Je me le demande.

"Pends-toi", diront les plus cyniques. Que le cul leur pèle, qu'il y pousse des joncs et qu'on y mette le feu !

"N'arrête pas ton traitement !", mon pharmacien.

"T'inquiète, ça va aller mieux, c'est obligé !", mon voisin.

« C’est vrai, tu peux pas tomber plus bas, faut positiver », sa nana.

"Pense à autre chose, merde." , mon ex.

"Mange mon fils, t'as de quoi manger, au moins ? tu veux que je file des plats ? Prends-les...", ma mère.

"Putain, ça tombe mal, avec la rentrée (les impôts, les Fêtes,...) on a plus un franc.", je ne les compte plus.

« La résilience, tu y penses ?, oui, mais pour rebondir il faut un minimum d’énergie, non, hein, hein ? », une amie qui a lu un article du NO sur Boris.

" Pète un coup", me conseille le jeune S ici plus bas. 

-> Grand merci à S d'ailleurs, comme lui(elle)(eux) tous les lecteurs devraient me donner un amical conseil, ils contribueraient (en + c'est gratis) ainsi au bien-être d'autres personnes en proie à la même problématique.

 

*J'admet qu'il existe des maladies bien plus graves, on ne rigole pas avec celles-là, mais avec les miennes, on peut se marrer, c'est pas sérieux. T'as pas le moral? Bois un coup, con!

mercredi, 26 septembre 2007

MON LUC EN PROVENCE.

Sachant que le titre de la dernière note était susceptible d'heurter quelques délicats(es) lecteurs(trices) passant par là,  il fallait illico que je donne quelques explications sur ce vent de paillardise si peu coutumière sur ce blog...

Le Var, merveilleux département, recormand du nombre de piscines remplies en période de sécheresse et du nombre de retraités sans souci financier, donc sans doute, du nombre de sociétés de surveillance, de Pompes Funèbres, de Cliniques privées et de toubibs de tout poils....

Ah, naître et mourrir dans le Var... entre ces deux dates limites, il faut aller travailler et vivre ailleurs, sauf si l'on est héritiers, maffieux russes ou autres, commerçants, serveurs, plongeurs dans mer (et vaisselle), dealers de cok à ST Trop ou fonctionnaires divers dont des Armées...

Au centre du Var donc, un village, le trou de balle du Var, dirais-je si j'avais l'humeur grivoise ou la Proctologie comme spécialité; c'est là où il fait le plus chaud dans ce département, déjà bien gaté par le soleil, le relief fait penser à une cuvette.
Des 40°, sans vent... et un trou de balle, c'est là où la température se mesure chez les n'enfants. Mais un trou de balle sans vent c'est pas juste, imaginez le mistral soufflant au-dessus de la cuvette sans jamais la ventiler. Cruelle destinée pour cet endroit & ses habitants.

Et le voilà mon trou du LE LUC. Je ne sais si le brugnonier y pousse.

 

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Autre particularité de cet endroit, il sent mauvais. Aux élections de 2002, la Michèle D y a fait ses 27% & même 39% dans ds villages proches. Par ici et autours, un hab/4 a voté FN. Un colonel à peine efféminé, non ? Faut aimer... C'est la coupe "béret".

Elle n'a aucun rapport direct avec le brugnon mais j'avais gardé son tract... pour faire peur aux enfants.

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(Dire que je paye pour écrire de telles choses.)

lundi, 24 septembre 2007

LES BRUGNONS DANS MON LUC!

Depuis au moins 15 jours, le r'miste que je suis rêvait de bouffer de juteux brugnons bien parfumés; parfumés comme des brugnons, juteux et parfumés donc dignes de ces adjectifs, sauraient l'être. Une envie, une obsession même, et si peu d'euro pour l'assouvir ; alors, en attendant, je grignotais des sandwichs de Tucs© parfumés bacon/petit bout de jambon, mais c'était si sec, si si si dégueulasse et dur à avaler, surtout avec de l'eau de la "CEO Toulon parfum ozone/javel©". J'évitais le trottoir où  siegeait l'étal aux fruits. On peut souffrir même en temps de paix.

Je veux des brugnons, je veux mordre dans le brugnon et que son jus dégouline de mes babines et se répande de mon cou à mon buste poilu. Ou des pêches blanches mais ce n'est plus la saison pour ces dernieres.

Finalement, hier je craque, je fonce au distributeur et je retire 40 euros du découvert auquel j'ai encore droit. Je traverse le boulevard et rejoins l'épicier. Je fixe, en bavant, une cagette de brugnons. Des top-models dans leur catégorie, des couleurs grandioses, une apparence parfaite. Un peu comme celle, nouvelle(?), de nos dirigeants qui affichent un bronzage permanent et des fringues de classe. Beau dehors, à l’intérieur… c'est autre chose. L’apparence Berlusconi, c’est le nom que je cherchais.

Je saisi un fruit, le soupèse délicatement, il est un peu dur, mais ça ira, je le mangerai demain. Je vais pour en prendre un second quand les mains de l'épicier viennent se placer entre les miennes et les fruits de ma convoitise. Je comprends, faut pas que je touche le matos, j’avais pas vu la pancarte qui l’ordonne. Je m'en fous, j'en fais fi, j'arrive à passer une main entre les siennes et à récupérer un deuxième fruit, et toc. Je le regarde l'épicier, il est tout prêt de moi, il me fixe sans aucune sympathie dans le regard, pourtant c'est bien moi qui vais lui refiler du pognon.

Je détourne son attention en lui demandant l'origine d'un fruit bizarre, une grosse pomme toute blanche. Pendant qu'il m'explique que c’est une pomme au goût de poire, que c'est nouveau et qu'il m'en tend une pour me la montrer, je récupère deux autres brugnons dont un plus mur que je compte déguster dès arrivé chez moi ; en espérant qu'ils ne soient pas comme les hommes dont je cause plus haut. Des grosses pommes qui ont le gout de la poire? Vivement les petites poires au gout de pomme, ça manque.

Là, je vois que je ne me suis pas fait un nouvel ami, j'ai choisi mes quatre brugnons sans qu'il n'en touche un seul. « NE PAS TOUCHER LA MARCHANDISE,SVP », il n’a pas touché la mienne. Je vis dangeureusement.


Il me colle derrière jusqu'à la balance, au cas où j'aurai envie de tâter à droite et à gauche sur le court chemin. Il pèse et ça fait 3,95 euros. « Quand on aime on ne compte pas », con de proverbe de riche, moi j'aime et je compte, quatre euros = quatre brugnons, c’est cher, dispendieuse cette lubie.

Arrivé à l'appart, je coupe le brugnon mûr et mou en deux parties que je voudrais bien séparer, impossible, c'est rageant ce noyau qui s'accroche. Ce n'est rien, j’épluche le fruit et mords dans la chair et je la recrache aussitôt ! Pas de jus, un goût dégueulasse et l'impression d'avoir mâché du carton.

J’en prends un second, en découpe un quartier, je le sens, l’odeur du fade, j’ai découvert l’odeur du fade. Je pousse tous ces déchets de côté sur mon évier. En faisant bref, un des quatre était goûteux, les trois autres plus que douteux, immangeables. De plus, c'est moi qui les ai choisis.

Demain je ramène tout ça, chiche, si je suis un homme, je fais ça !

Demain c’est lundi, il sera fermé, mardi tout sera pourri, je l’ai dans le fion. Mangez des fruits, quatre, cinq par jour qu’on nous serine.

Je regarde ce tas de déchets, mais à quoi ça rime tout ça?  Quand je pense aux années de recherches richement dotées, aux espoirs, aux essais, aux greffes multiples et à la fierté de ces ingénieurs (les mêmes qui sont pour les OGM ?). Enfin, le passage au stade de la plantation à grande échelle de ce type d’arbres qui donnent de très jolis fruits dégueulasses à bouffer que même les parasites n’y arrivent plus; et bien je suis amené à me poser des questions, par exemple :qui gère cet immense bordel qu'est devenu le Monde?

Toute cette énergie gaspillée, tout ce pognon, pour ce fruit, pour que j’en jette 75% et que je batisse dans la hate et la douleur une théorie sur les méfaits de la néo.économie. Je hais toute la chaine, mais qui aime-je ?

FLASH-BACK en N & B, 20 ans plus tôt.

e7fc3c14a20615cb222fc0af361fa98b.jpgPourtant, tout n’a pas été toujours ainsi. J’ai le souvenir d’une tante qui vivait à Toulouse, elle vendait du nougat dans les foires, ça vous forge un caractère un job pareil.
 De passage par ici, elle avait tenu à nous faire un poulet farci à je ne me rappelle plus quoi. J’étais à ces côtés quand elle l’avait acheté sur le marché du Cours Lafayette.
Dans la cuisine, quand elle a voulu élargir le trou de remplissage du poulet, une forte odeur de pourriture en profita pour s’en échapper.
Dix minutes plus tard, elle était devant le garçon boucher, elle avait enroulé le poulet dans du papier journal et le tenait par la tête depuis son départ de la cuisine.

- Monsieur, votre poulet il est pas frais, il est même pourri ! Sentez-moi ça ! Elle attirait le chaland de sa forte voix.

Le type la toisa, elle n’était pas impressionnante physiquement. Il le prit à la rigolade.

- Et alors, qu’est-ce tu vas me faire ? Je ne suis pas dedans moi, je suis pas dans le poulet !

- T’es pas dans le poulet toi ? T’es pas dans le poulet ? Et bien prend ça au moins tu pourras plus le dire !

En même temps, elle fit tournoyer le gallinacé au-dessus de sa tête et le lâcha dans celle du garçon à la fin de sa phrase.

Le patron rappliquât du bistrot où il siégeait, afin de disperser la foule, offrit un magnifique poulet à la dame de Toulouse et l’affaire fut close.

Merci où que tu sois, tu m’avais vengé 20 ans auparavant.

mardi, 18 septembre 2007

LA LISTE... DES COURSES.

Je termine ma trilogie, après la Liste d'Hortefeux et la Liste de Mariani, je vous présente ce jour :

LA LISTE DES COURSES

 

J'ai trouvé ce faire-part dans la rue, des pneus d'auto et des chaussures d'hommes l'avaient sali.

 

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Quand je l'ai retourné, je me suis bien marré, car le mot Bière me semblait bien placé... Alors, j'ai tout bien nettoyé avec Gimp, et voila.

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On est bien peu de chose, non ? 

mercredi, 27 juin 2007

De plus en plus amer.

Au Koweit, ils ont fait une île en forme de palmier
où les riches parvenus, au mauvais gout de chiottes,
peuvent se mater les uns face aux autres.

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En France, sur la Côte d'Azur, c'est carrément une
île en forme de chiottes qu'on devrait construire.
Surtout dans le secteur de Villefranche(ment
déguelasse) sur Mer(de) & Cie qui rejettent leurs égouts pas
loin du rivage. Lire.

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 Bonnes vacances !

mardi, 19 juin 2007

Larme de Sarko ou de croco ?

 

Il faut m'aider, la larme dont je veux vous parler a jailli à l'extrémité externe de son oeil, d'où le mouvement des doigts pour l'essuyer (voir petit dessin a)

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Cette larme m'a interrogé, car je pleure moi-même et assez souvent ; avec l'expérience du temps, j'ai constaté que mes larmes coulaient systématiquement vers le bas donc vers mon nez (voir petit dessin b).

 

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Cette note est donc un appel en direction d'un(e) éventuel(le) expert(e) de la lacrymalogie, qui se serait égaré(e) sur mon blog(e) et qui pourrait gommer ce doute qui me ronge.

Sinon, je vais être obligé de faire moi-même le boulot, dans le genre, taper sur (beaucoup) plus petit que moi et prendre des notes lorsqu'il pleurnichera. Merci pour lui, de ne point tarder à éclairer ma lanterne.

Bon, dans le cas ou aucun expert ne se manifeste, j'accepte (et je ne suis pas obligé) les témoignages de la jolie jeunesse de notre beau pays qui s'est fait disperser au lacrymogène par les non moins magnifiques forces de l'Ordre pas juste du même. Tous ensemble, tous.

Ainsi, si vous avez pleuré et si vous pleurez toujours, répondez à ma question : de quel côté vos larmes se sont-elles écoulées ?

 

vendredi, 01 juin 2007

MARILYN MANSON : 01 - DIOCESE VAROIS : 00

Le Diocése du Var a un site internet, le 30 mai  2007, il appelait ses ouailles disponibles à aller, (d'urgence) effectuer sept fois le tour de la salle Zenith de Toulon en priant et à pied. C'était du sérieux, fallait combattre Satan. Faut savoir que Marilyn Manson y débutait sa tournée européenne, faut préciser aussi que le cimetiere n'est pas très loin. (Voir google earth, si doute)


Pourquoi sept tours?  Et bien, ça n'a aucun rapport (contrairement à ce que je pensais) avec les six jours que Dieu a utilisés pour créer tout ça et se reposer le septième; l'église se plaçant s'entrée de jeu du côté des patrons.

Non, le sept servant de référence ici, est le le nombre de jours qu'il a fallut aux prêtres, pour  délivrer la ville de Jéricho. Ils tournèrent  ainsi, en priant et en "poussant de cris de miséricorde" jusqu'à ce que les murailles s'écroulent, et ce,"à la demande du Seigneur", dixit un derviche toulonnais.
Moi, je n'aurais pas tenu autant ! (ndlr)


A Toulon, ils n'étaient qu'une cinquantaine, à défiler sous la pluie. Leur moyenne d'âge ne leur a pas permis de tenir la distance, six tours à peine pour le père de la paroisse du quartier le plus huppé de la ville, moins pour le vicaire. Dieu n'a pas empêché le concert, mais à évité une longue marche de retour douloureuse pour les marcheurs usés, le siège du Diacre de Toulon se situant à 100 mètres sur la droite en sortant du Zénith, Dieu est bon, il y avait même du vin chaud.

Sinon, les deux composantes échangèrent forts gestes amicaux, le majeur tenu vers le ciel pour les uns, des gesticulations vindicatives, formulées par des mouvements de croix, frottées à l'ail, de l'autre.

Le rocker ne pouvait pas rêver meilleure campagne de pub, pour rappeler son existence. Amen.

samedi, 31 mars 2007

malentendus

Quand je suis sorti du ventre de ma mère, par un tout petit orifice, et que j'ai aperçu ces mains caoutchouteuses qui se tendaient vers moi, j'ai voulu crier : "Non! Non! Pas moi, pas sur la tête! Non!". Mais, aucun son n'est sortie de ma bouche et de plus je ne parlais pas la langue.

J'ai compris quand elles m'ont tapé sur les fesses que j'allais en "chier" toute ma vie et je me suis mis à hurler, que faire d'autre?   À ce moment tous ceux qui étaient dans la pièce se sont mis à rire autour de moi, que des sadiques.

Depuis, je collectionne les malentendus. 

 

AUTRE CHOSE 

 

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 Aujourd'hui, il faisait trop de vent et le tapis volant, que j'élevais depuis qu'il était tout petit, c'est sauvé, si vous le voyez prière de le ramener. Voici sa photo à gauche.

 

Ps: "amis" chasseurs, épargnez le, svp.

 

 

 Vivement la fin des élections, qu'on continue à "se le faire mettre", sans en plus devoir supporter [à la TV, sur le net, sur les murs, à la radio et ds le journaux...] tous ceux qui veulent remplir cette fonction.

 

samedi, 03 mars 2007

LE CHIFFRE QUI FAIT PEUR.

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 Cliquez dessus pour le voir en plus grand.
Il me fait tellement peur, que je l'ai attaché.
 
Désolé... je retourne là où j'étais. 

mardi, 23 janvier 2007

la boîte en carton

Il y a deux ans, j'étais assis face à une employée de la Sécu, afin de régler un problème anodin. Tout se passait bien, j'avais les papiers qu'elle me réclamait, elle s'est absentée pour photocopier tout ça.

À ma droite, sur une autre chaise, il y avait un vieil ouvrier agricole arabe, qui avait fait 20 km en bus pour arriver ici. Ce n'était pas la première fois qu'il venait. J'ai entendu tous ces renseignements malgré moi, impossible de fermer les oreilles. À ses pieds, il y avait un carton rempli de papiers,  tous bien classés verticalement.

Chaque fois que l'employée de la Sécu lui réclamait un imprimé, il disait oui d'un hochement de tête : il se baissait et au bout d'un moment, plus ou moins long, il se relevait et souriait en lui tendant le papier demandé. Ce mouvement se répéta six fois.
Je ne sais si c'était dû à mon imagination ou à mon état d'esprit du moment, mais j'avais l'impression que ça irritait la fonctionnaire, maussade ce jour-là, de ne pouvoir coincer le petit vieux, il avait tous les papiers cette fois. Son visage à lui reflétait le bonheur.

Dehors, il m'expliqua que chaque fois on lui réclamait un document qu'il n'avait pas ; mais que ce temps était révolu, sa vie était dans cette boîte, elle l'accompagnait dans tous les bureaux.

mercredi, 03 janvier 2007

Charité chrétienne quand tu nous tiens...

Et oui, mes très chers frères :
  
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Mais, faut pas exagérer quand même,
lisez la prière du soir :
 
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Et, allez mendier ou dormir ailleurs !
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Amen ! 
 
 
 
 
 

mardi, 02 janvier 2007

A tes souhaits 2007, Lilli.

 

vendredi, 01 décembre 2006

Cinq euros, six mois de "bonjour!"

medium_requin.jpgJe passe tous les jours, pour aller acheter mes clops, devant une poissonnerie. Je regarde l'étal, puis le poissonnier, il ne m'a jamais salué depuis des années. Je n'achète jamais de poisson et je n'ai plus les moyens de me payer des coquillages, ce qui explique ce mépris, je pense. Et puis je ne peux saluer tous les commerçants du quartier.

Au début de cette année, je me suis retrouvé dans la queue formée par des parieurs PMU du dimanche, il était devant moi. Un billet de cinq euros est tombé de sa poche arrière quand il en a sorti ses bordereaux. Je l'ai ramassé, j'ai tapoté sur son épaule et lui ai tendu le billet. Il était très content. Je n'ai pas gagné au tiercé ce jour-là, comme quoi un bienfait peut-être perdu quoique en dise le proverbe.

A partir de ce jour, ce monsieur me fit un grand sourire en me saluant à chacun de mes passages. Même quand je le croisais sur le trottoir où à la poste, sa moustache décollait et j'apercevais sa dentition. 

Six mois, ça a duré six mois et puis, le fréquence des salutations a baissé pour définitivement stopper. Il ne me regarde plus.


Autre chose, sans aucun rapport avec mon histoire passionnante avec le poissonnier. J'ai envoyé ce matin mon 200 ème CV avec photo à un employeur. Il y a donc des centaines de gens que je ne connais pas mais qui eux savent tout sur moi. Toute ma vie privée, professionnelle, mes passe-temps, ça ne me plaît pas du tout, surtout pour ce que ça me rapporte. Ces millions de chômeurs, de CV, c'est un énorme fichier, ça m'étonne qu'un diplômé ne se soit pas encore jeté sur ce marché.

 

jeudi, 02 novembre 2006

les vieux, les morts et le raffarin.

 

Hier, j'ai croisé mon ami Jak, c'est aussi mon voisin, il rentrait du boulot, c'était le 1er novembre.

— Quoi, tu travailles un 1er Novembre ?

Sachant qu'il travaille dans une imprimerie, je me demandais pourquoi. Perhaps, d'urgents faire-parts???
Et bien non, son patron l'avait obligé à venir travailler ce jour-là pour récupérer le lundi de raffarin de Pentecôte.

***

 

Raffarin aura marqué son époque, des milliers de vieux seront morts de sécheresse soif durant son règne et il aura — par voie de conséquence — empêché les ouvriers d'aller honorer leur mort, je jour prévu pour cet acte !  

mercredi, 01 novembre 2006

RADIÉ DES LISTES DE L’ANPE POUR INCONTINENCE ??

 

Avertissement
Tous les mois depuis le 11/04/2006, 300 personnes en moyenne tapent anpe sur le moteur Google, dans l’espoir de trouver une agence, de l’aide, un espoir (de – en -) et tombent sur la page qui accueille le texte ci-dessous.
Le référencement est une science très obscure pour moi, je ne comprends pas pourquoi cet article est toujours aussi bien classé alors qu’il ne porte qu’une information fort anecdotique. Mais je ne résiste pas…

 

RADIE DES LISTES DE L’ANPE POUR INCONTINENCE ??
ou: VICTIME COLATERALE DU PLAN VIGIPIRATE



"Peut-on être effacé des statistiques concernant le chômage par la faute d’une urgente envie de pisser ?" C’est ce que se demande Monsieur areuh en sortant précipitamment de l’agence ANPE de sa ville.

Bureau où il s’est rendu afin de récupérer un dossier ACRE destiné à l’aider à créer lui-même son travail. C’est l’époque du kit, on acquiert des tas de trucs à monter soi-même, comme le Mécano dans le temps, pareil on fait son job. ACRE c’est le mode d’emploi. Il a entendu que l’on aidait les R’mistes à créer leur boîte.

Il se retrouve dans la ruelle longeant l’ANPE, il cherche un endroit caché du regard des autres. Super, une grosse camionnette de location est garée en épis. Il se remercie de ne pas être du sexe féminin. Il sort son robinet et commence à se soulager, mais ça lui semble interminable, ce n’est qu’un maigre filet et lui désirait un peu plus.

La rue, déserte dix secondes auparavant, est soudain encombrée de chômeurs convoqués. Pis, une voiture de la Police Nationale ralentie sur le boulevard perpendiculaire. Avec empressement, il range son sexe, il se sent dans la peau d’un «pipi-pirate» honteux. Il revient dans les locaux de l’Agence et rejoint sa place dans la salle d’attente, où il avait déjà passé une heure avant sa sortie peu glorieuse.

***


Pourquoi en est-il là ? Il regarde sa chaussure noire parsemée de gouttes. Il s’en veut, mais il y avait une urgence.

Il s’est pointé à 14h30, la fille brune de l’accueil lui a remis le numéro 25 imprimé sur un ticket. Le tableau à cristaux liquides affichait le 23. Au bout d’une demi-heure, la situation du tableau n’avait pas évolué au contraire de celle de Monsieur areuh ; en effet, était née en lui une forte envie de se rendre aux toilettes.

Ce n’était pas la première fois qu’il se pointait (sic) ici. Il connaissait les lieux, arrivé devant la porte des w-c, il constata qu’elle était fermée à clef. La jouxtant, une autre porte était entrouverte, elle donnait dans un bureau où une employée ANPE tapotait sur son clavier.

S’excusant, au préalable, de son outrecuidance d’oser l’interrompre dans sa tâche, il lui demanda, s’il fallait une clef pour se rendre aux WC et si oui, à quelle personne il devait s’adresser afin de se la faire remettre.

Froissée d’avoir été confondue avec une vulgaire « madame pipi », elle répondit sèchement :

— C’est fermé à cause du plan Vigipirate ! Il y a une affiche, vous n’avez qu’à lire l’affiche !

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Il repart vers l’accueil, la fille brune est là, coiffée à la garçonne année 60, une frange, un brushing sur le sommet de la tête ; vêtue de noir, gilet et pantalon fuseau, chaussée de bottines à talons carrés.

Ses talons sont très durs — peut-être ferrés, mais c’est si rare à notre époque. Quand elle se déplace ça fait tac-tac-tac-tac  sur le sol. L’ancêtre du GPS, on sait où elle va, on la suit au son. On sait quand elle stoppe, combien de temps elle y reste et en prime plus la cadence des tacs nous indique sa vitesse.

Gêné, il lui explique son problème. Elle lui dit qu’il n’y a pas de problème. Tac-tac-tac- tac, elle le précède devant la porte fermée.
Comme lui précédemment, elle s’adresse à la personne de la porte contiguë qui imperturbablement lui renvoie la même réponse que précédemment :
 — Vigipirate ! Point barre !

Une troisième employée passe dans le couloir, elle corrobore :
— Vigipirate !

Il a beau expliquer qu’il n’a aucun paquet sur lui, qu’il n’a rien à abandonner dans les toilettes sinon un petit dépôt liquide, vite évacué par la chasse d’eau, mais rien n’y fait.

Et elles, elles font où quand elles ont envie ? qu’il demande.

Ce n’est pas pareil ! Elles travaillent, elles ! Et justement, elles ont autres choses faire qu’expliquer trois fois les consignes à la même personne alors qu’elles sont affichées en noir sur blanc — voir l’affiche — justement pour leur éviter ce travail.

De tac en tac, il repart avec la brune à l’accueil, peut-être que, touchée par son air attristé de cocker neurasthénique, elle lui indiquera l’endroit où elle se rend en cas de tel besoin.

Non, sincèrement désolée, elle lui conseille d’aller dans le bar situé juste dessous l’agence. Il lui rétorque que ce n’est pas un bon plan pour lui vu qu’il va falloir qu’il consomme, que donc il va se re-remplir en plus qu’il faudra payer. Humoristiquement, il lui demande si elle est au pourcentage avec le patron du bistrot. Il se rassoit et tient encore un quart d’heure.

Comment font les autres demandeurs d’emplois, qui attendent leur tour, quand leur arrivent de telles envies ? Mystère, quoique quelques visages crispés… Peut-être étaient-ils au courant pour Vigipirate et se sont-ils abstenus de boire, durant trois heures, avant leur rendez-vous ? Venir à jeun comme pour les prises de sang.

Faudra qu’il y pense la prochaine fois. Il ne tient plus, il est traité comme un terroriste, juste un pauvre chômeur qui part illico se vider sur la roue d’une camionnette.

***


Sa chaussure est sèche, il est 15h50, sa vessie lui fiche enfin la paix, c’est le côté positif. D’un autre, le tableau affiche toujours le 23, des personnes arrivées bien avant lui — avec des rendez-vous — sont déjà reparties chez elles.

Une quinzaine de chômeurs attendent et seulement deux conseillers pour les recevoir. Dans le groupe, il reconnaît une vieille amie, il s’en approche et lui explique qu’il est là depuis une heure et demie, juste pour retirer des imprimés. Pour elle, c’est plus important, il faut qu’elle actualise sa situation, c’est urgent, c’est le dernier jour, la dernière heure.
Il lui donne son ticket. Ils discutent un peu, elle approche l’oreille, sans doute parle-t’il trop bas ? Il en embrasse le lobe et il s‘en va, il lui téléphonera c'est promis. Il reviendra demain pour l’ACRE.

Dans son bus, Monsieur areuh se demande s’il est possible que des chômeurs incontinents se soient fait virer des listes pour ne pas avoir pu honorer leur rendez-vous devant leurs conseillers ANPE qui eux ont l’avantage, entre chaque client, de pouvoir aller pisser en paix !

Si vous en connaissez, prévenez-moi, on créera une association.

vendredi, 27 octobre 2006

LE TOUR OFF FRANCE, SCOOP!

UN PREMIER SCOOP POUR LE BLOG  "Tranches de vue"!

Nous avons pu nous procurer un projet de parcours pour un prochain tour de France, qui changerait de nom dans la foulée et deviendrait alors : "Le Tour off France". 

Afin de rendre sa virginité à cette magnifique épreuve nationale, il n'y aura plus que 4 étapes et elles auront lieu à l'étranger. Ainsi, notre territoire sera enfin épargné par ce fléau qu'est le dopage.

 

Comme promis, voici le parcours qui apparaît sur la carte (de notre service cartographie) : 

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A- Passage dans le tube du tunnel [ça fait fantasmer]

B- Trois jours de courses en ligne à Amsterdam.

C- Un long week-end en Afganistan + 3 jours en Taihlande.

D- Médellin-Bogota [En ligne aussi] 

 

Pour les inscriptions faut payer cher voir le webmaster.

17:28 Publié dans RIGOLO | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, sport, drogues

mardi, 17 octobre 2006

QUE FAIT MON CHAT ?

... DEVANT MON MAC ?
 
 
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Un indice: Quel est la meilleure preuve
d'amour pour soi-même ?

dimanche, 15 octobre 2006

VOUS AVEZ DES AMIS ?

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{ Pour voir en plus grand, cliquer sur l'image }

mardi, 10 octobre 2006

Merci, aur'voir.

— Bonjour, je voudrais une baguette siouplait !

    Et TOUS les jours depuis 6 ans :

 



mardi, 26 septembre 2006

Le Couvert Préhistorique.

medium_tableaufACE.4.jpgCette découverte va me rendre célèbre. Jugez par vous-même : j'ai trouvé, en creusant dans mon jardin, des ossements étonnants. Je l'ai retourné entièrement ce jardin, afin d'être certain de ne rien oublier.

Dans un premier temps, j'ai pensé avoir affaire à la patte (voir os constituant la fourchette) d'un oiseau vieux de plusieurs milliers d'années. Mais, après de nombreuses journées de réflexions, d'essais, de plans, de supputations... il a bien fallu que je me rende à l'évidence et, bras tendus vers le ciel, j'ai capitulé devant elle. Quelque chose d'énorme s'imposait tranquillement à moi et ce, au fur et à mesure que je trouvais la place logique de chaque os.

 

Il s'agissait bien des RESTES D'UN COUVERT PRÉHISTORIQUE.

N'ayant pas de dateur au Carbone 14, je ne peux pas sérieusement situer l'heure de la mort de la bête. 

 

J'ai fait un moule pour permettre au commun des mortels, de ce monde entier, de posséder quelque chose de mieux qu'une photo basse résolution piquée sur le woueb.  Une copie en relief en platre costaud réalisée par mes doigts et encadrée par les mêmes, peut vous être livrée. (30 x 40 cm)

Envoyer votre fric adresse et vous verrez. C'est très décoratif dans une cuisine !


Futurs acheteurs, je vous aime déjà.