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lundi, 26 novembre 2007

ET SI ON METTAIT DES MORTS EN PRISON ?

NO COMMENT
Et de deux, en 2007, la justice française a incarcéré deux tétraplégiques. C'est tellement énorme, grossier [par rapport à la mansuétude & à la civilité dont elle peut faire preuve en d'autres occasions (ici par ex.)] que je me contente de faire un copier/coller du communiqué de l'OIP (Observatoire International des Prisons) paru le 26/11/2007.
 
* * *

 


  Communiqué 

 

Lyon : l'UHSI abusivement utilisée pour maintenir un tétraplégique en prison


La section française de l'Observatoire international des prisons (OIP) informe des faits suivants :

Depuis le 23 octobre 2007, N.G., tétraplégique, est incarcéré à l'unité hospitalière de soins interrégionale (UHSI) de Lyon (Rhône) alors que son état de santé est incompatible avec un maintien en détention. L'UHSI n'a pourtant pas vocation à accueillir les personnes se trouvant dans cette situation.

Le 23 octobre 2007, N.G. a été incarcéré sur décision du parquet de Lyon alors même qu'il est tétraplégique (paralysé des quatre membres) depuis janvier 2005. Dès son arrivée à la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône (Rhône) le 23 octobre, un médecin a constaté que son état de santé est incompatible avec un maintien en détention. Malgré l'existence dans cette maison d'arrêt d'une cellule prévue pour l'accueil de personnes handicapées, le soignant a considéré que N.G. devait immédiatement quitter la prison et a demandé son admission à l'UHSI. Celle-ci a eu lieu le jour-même. Pourtant, comme l'a souligné le garde des Sceaux le 16 février 2004 lors de l'inauguration de la première unité de ce type à Nancy, « une UHSI est une structure hospitalière à part entière, [qui] a une compétence médico-chirurgicale [et] vise à accueillir des détenus dont l'état de santé justifie une hospitalisation ». Or, selon un médecin de l'UHSI de Lyon, l'état de santé de N.G. ne nécessite « en aucune manière une hospitalisation », celle-ci pouvant même être « délétère » de par l'immobilisation imposée au patient.

En effet, N.G. passe ses journées enfermé dans sa chambre, à l'exception des temps de parloir et, l'UHSI ne disposant pas de cour de promenade, toute sortie à l'air libre est impossible. De plus, l'unité ne dispose d'aucun personnel spécialisé pour assister N.G. dans l'accomplissement des tâches quotidiennes qu'il ne peut assurer seul. C'est donc le personnel soignant qui s'efforce de le prendre en charge.

Condamné en février 2006 à 30 mois de prison par le tribunal correctionnel de Lyon, N.G. n'avait pas vu sa peine mise à exécution par les services du procureur de la République de Lyon. Le 23 octobre, le parquet, qui connaissait l'état de santé de l'intéressé, a choisi de l'incarcérer plutôt que de saisir le juge de l'application des peines d'une demande de suspension de peine pour raison médicale. Sollicité par l'OIP, il n'a pas souhaité apporter d'éclaircissements sur cette décision. Une telle demande d'aménagement de peine a depuis été déposée par l'avocat de N.G.

Déjà, le 19 juin 2007, l'OIP avait alerté sur la situation d'une personne paraplégique maintenue en prison au sein de l'UHSI de Lyon, et ce malgré l'incompatibilité de son état avec la détention. Cette dernière est toujours incarcérée dans le cadre d'une procédure d'extradition et a été transférée à l'établissement public de santé national de Fresnes (Val-de-Marne). Son avocat a déposé une nouvelle demande de mise en liberté qui sera examinée le 28 novembre prochain. Le rapport d'activités de l'UHSI indique quant à lui qu'au cours du second semestre 2006, deux personnes paraplégiques ont également été admises dans l'unité.


L'OIP rappelle :

    * qu'aux termes de l'arrêt Farbtuhs, rendu par la Cour européenne des droits de l'homme le 4 décembre 2004, constitue un traitement inhumain et dégradant le maintien en prison d'un homme « paraplégique et invalide à tel point qu’il ne pouvait pas accomplir la plupart des actes élémentaires de la vie quotidienne sans l’assistance d’autrui », quand bien même les autorités ont fait des « efforts considérables pour alléger son séjour en milieu carcéral » ;

 


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JUST A LITTLE COMMENT...
Et je me pose une question, ne pourrait-on pas mettre des morts en prison ? Pour qu'ils s'y finissent leur peine, ou dans le cas où l'on aurait prouvé leur culpabilité après leur décès ? Vous trouvez mes paroles indécentes, déplacées, choquantes... pourtant, il y a beaucoup de malades du SIDA qui y séjournent actuellement. Par contre pour Papon...

jeudi, 25 octobre 2007

LA PRISON À MI-TEMPS, çA N'EXISTE PAS, OU SI PEU.

Il y a peu de temps, on nous a répété, par tout média existant, que dans notre pays les détenus ne faisaient que la moitié de leur peine, plus personne, même au plus profond de nos campagnes, n’ignore ce fait qui est devenu acquis.

Ça faisait suite aux méfaits de ce pédophile récidiviste qui n’avait pas effectué sa peine en totalité. La Ministre de la Justice, se devant de réagir à chaud, nous a promis des lois plus restrictives.
Et quand on établit de nouvelles répressions pour cette catégorie de délinquants, dans la foulée, elles servent aux autres ; juste se souvenir du fichier génétique, qui à la base leur était destiné et qui est imposé aujourd’hui à tout détenu, faucheur volontaire, syndicaliste, y compris. (400 000 français y figurent!)

On avait entendu N. Sarkozy en campagne tenir ces propos : «Je ne comprends pas […] pourquoi un condamné ne fait que la moitié de sa peine et pas la totalité de celle-ci.» le 7 mars 2007 lors d’une rencontre avec les lecteurs de Sud Ouest. Rachida Dati rajoutait plus tard : «Je ne veux plus qu'un condamné sache d'emblée qu'il n'exécutera pas la totalité de sa peine».

Ce discours pernicieux va imbiber pour longtemps le cerveau de futurs jurés qui auront tendance à être plus généreux au niveau du nombre d’années à distribuer, ils multiplieront leur demande de peine par deux et oui, en France, on sort à moitié peine. C’est presque un appel à la délinquance.

Peu après, Il y a eu la conditionnelle de Bernard Cantat et la lettre de la mère de Marie Trintignant envoyée à la présidence de notre République. Cette dame, dont je respecte infiniment la douleur, avait mal été renseignée par ses avocats.

En correctionnelle, le jeu ne changera pas, car les juges savent eux.

Ils savent que cette affirmation est un mensonge. Pour pouvoir sortir en conditionnelle il faut remplir certaines conditions, la plus importante se nomme «promesse d’emploi». Le genre de promesse que l’employeur a intérêt à tenir, sous peine de poursuites pénales, pas de celles dont usent et abusent certains hommes politiques d’après Pasqua. Et, ce type de patron n’est pas courant.

Quand on est connu (Cantat, Le Floch et bien d’autres VIP) l’emploi on l’obtient plus facilement. Chez ces gens-là, monsieur, on l’obtient la mi-peine. Faute avouée (ou pas) est à moitié pardonnée.

Mais, pour l’énorme majorité des condamnés, la tâche est plus dure, carrément impossible.

Vous en connaissez beaucoup vous des entrepreneurs prêts à embaucher un détenu ?
Déjà, des qui embauchent des employés «normaux» il y en a de moins en moins, voir du côté de la crise de l’emploi.
Vous en connaissez, qui vont embaucher un détenu qui a passé son CAP de pâtisserie en prison et qui en plus a un patronyme à consonance française nord-africaine ?

Si la famille du détenu, malgré ses multiples démarches désespérées et minée par cette impuissance, n’arrive pas à trouver une promesse d’emploi, le détenu n’a comme solution que d’éplucher les offres d’emplois, il est aidé par un travailleur social en taule.

Tiens, aujourd’hui, pour nous, il entoure une offre qui correspond à son cursus, il y a un numéro à contacter.
Vous imaginez la scène, il faut appeler l’éventuel employeur, lui proposer votre candidature, lui parler de vous, lui expliquer d’où vous appelez, vous montrer persuasif et sûr de vous, le travailleur social en attestera si besoin. En général, on vous dira qu’il faut un type dans l’immédiat, l’entretien sera clos poliment.
On est dans un bon jour, il veut vous rencontrer, alors faut travailler durement avec le travailleur social qui vous suit pour tenter de demander une autorisation de sortie pour le jour « J » et faut pas se rater ce jour-là.
De toute façon, c’était pour remplir du blanc, ce genre de rencard n’existe pratiquement pas, sauf avec une association, s’il reste des places.

Autres conditions pour demander une conditionnelle : ne pas être en état de récidive (ça retarde), avoir un lieu de résidence favorable à sa réinsertion ; d’autres nombreux éléments entrent en jeu

Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a estimé le 24-9-2003, que la libération conditionnelle était «l’une des mesures les plus efficaces et les plus constructives pour prévenir la récidive et pour favoriser la réinsertion sociale des détenus dans la société». En Suéde, par ex, elle est accordée d’office.

567ed106bdc01de7d07543205cbe5989.jpg En France, elle concerne une part sans cesse décroissante des libérés, en 2001, 9,2% en bénéficiait, en 2004, 5,8%, une évolution confirmée en 2005 (5 866 demandes en 2004 contre 5 671 en 2005). Finalement, la liberté Conditionnelle ne concerne que très peu de détenus.
Elle est attribuée par le JAP , et ils n'ont pas tous la même vision de leur profession.

De plus, les conditionnelles sont délivrées après une période effective de détention de plus en plus longue, au minimum après les 3/4 de la peine.

Malgré tout, rien ne "les" empêchera de voter de nouvelles lois.

Tous les chiffres cités viennent du Guide du sortant de prison, édité par l’OIP.(Observatoire International des prisons)

samedi, 15 septembre 2007

Y'A PLUS DE TABOU, tourloutoutou...

OU,
LA LISTE DE MARIANI.
 
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Y a plus de tabou, qu'ils disent, les Lagrange, Mariani et Cie. Alors, je me lance.


Quelques idées pour Mariani:
1) Interdire la baignoire à certains immigrés, vous voyez ce que je veux dire... Des wc à la turque et s'est tout. Et puis merde, pardon zut, wc turc pour tous les étrangers !!

2) Etabir, au frais des cons de la République, le fichage adn de tous les héritiers fortunés des collabos bons français de 40/45, des fils & petits-fils d'entrepreneurs bien français, de ceux qui se levaient tôt pour dénoncer, non non pour s'enrichir.
Cette magnifique liste établie (on pourrait la nommer : La liste de Mariani), les crs et la police, dignes descendances elles aussi, raccompagneraient tout les autres habitants hors de France. C'est à dire cette progéniture nauséabonde de communards, des gauchos de merde; allez raoust, en Afrique et à la nage..

C'est une idée en l'air, rien ne nous empêche d'y réfléchir; osons, c'est comme ça qu'on nous reconnait.

Comme moi, aidez votre Maître et ses valets, non non,ses collabo rateurs, proposez des idées, y a plus de tabou...Et, peut-être un jour, vous serez Conseiller Municipal d'une ville FN et zut, d'une mairie UMP du Sud.

jeudi, 23 août 2007

Pitoyable Comptabilité.

5eab2276bd0a8cf6a6ad8c52db15a96b.jpgLe ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a exhorté mardi les forces de l'ordre à "augmenter de façon significative le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière."

Il a expliqué être "légèrement en dessous", de l'objectif 2007 de 25.000 reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière. "C'est pour cela qu'il faut redoubler d'efforts pour interpeller les personnes en situation irrégulière", a-t-il dit.

Pourquoi ne retire t'il pas ceux à qui il est allé rendre hommage, 25 000 - (18) ? Moins Yvan et ses parents... (3)

Je me dis qu'il y a un fonctionnaire en France qui s'occupe de cette comptabilité, ça me fait penser aux années 40, aux bourreaux d'antan. La liste d'Hortefeux.

 

Pendant ce temps, on fait du spectacle, interviews du père d'Énis dans les médias, au diable la prévention de l'enfant dont on donne l'identité à tout le pays. NS s'en mêle, il fait tourner sa boutique au fait divers, le peuple de "53%" est ravi ; bientôt, le retour de la peine de mort, c'est tentant. Pour le poste de bourreau, ils se battront au portillon, peut-être NS s'appropriera le poste.

mercredi, 28 mars 2007

Nouvelles de la France d'en bas, à droite.

Le 10/01/2007, l'institut CSA à sondé 500 Toulonnais (sur 180 000 habitants) sur les présidentielles de 2007. Sondage réalisé d’après la méthode des quotas et que l’on peut trouver en totalité sur la page http://www.csa-fr.com/dataset/data2007/opi20070107a-intentions-de-vote-a-l-election-presidentielle-de-2007-en-region-paca.htm.

J’en ai tiré deux situations. Si au deuxième tour, on a Sarko contre Le Peno, l’un ferait 79% et l’autre 21%. Même proportion qu'à la dernière présidentielle, tellement traumatisante. Avec 27% d’abstention.

Dans le cas où Ségo se retrouve face au Le Peno, les chiffres sont 57% contre 43%. Comme les sondeurs le précisent, ces chiffres sont précis à 3 ou 4 points près. Ça veut dire que, grosso modo, 50% des Toulonnais voteraient pour Le Peno.

Toulon, ville libérée en 45 par une armée constituée de Nord-Africains, d’Africains, de Guyanais, d’Indonésiens…, a été la seule grande ville à élire un maire FN (1995-2001), le résultat a été pathétique (voir le site de la ldh de Toulon : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article52


Apparemment, ça ne leur a pas servi de leçon, ils ont aimé, ils veulent du rab. J’en croise plein des gens qui ont le cerveau gangrené par les idées si simples de Le Pen. Des petits commerçants, des plus gros, des prolos, des retraités, des pauvres, des clodos, etc.… Et même, je dialogue avec certains, mais jamais ils n’oublient de stigmatiser le « gris » à un moment où un autre de la discussion ; en général, je la clos et me tire illico.

Quand j’en vois, de loin, deux ou trois du quartier qui papotent longuement, je me pose des questions sur leur sujet du jour. Oui, je sais, j’ai du temps à perdre, mais c’est parce que je suis r’miste. Pour moi, le temps ce n’est pas de l’argent.

« Hein, hein ? Tu crois pas qu’il y en a trop ? Non, hein ? Ils passent toujours devant nous ? Ma femme, elle a été dans le coma durant 4 jours, ils l’ont sortie des soins intensifs et ils l’ont ramenée directement à la maison. Elle avait droit à une maison de repos, mais il y avait plus de place. Les « gris », ils ont tout et nous on a rien ! »

C’est un voisin, un brave type, comme on dit, peuchère. Pour lui, tout est de la faute aux « gris » (avant c’était les « melons »). Il est invalide depuis une opération ratée (AAH), sa femme n’a pas été gâtée (AAH), ils ont quatre gosses, le malheur s’est acharné sur eux, ils vivent du RMI et d’aides diverses, et à qui ils s’en prennent ? Aux « gris » !

medium_fraternite.JPG C’est du domaine de l’irrationnel, comme un lavage de cerveau, comme gouroutisé. Ils vont chercher de l’aide alimentaire chez «Solidarité Française», entre franchouillards pauvres et doivent lire les pub et revues du FN qui traînent là. Cinq voix pour Le Pen, car une mineure dans la famille. Tous les jours, je passe devant chez eux et quand il est à la fenêtre, je lui dis bonjour.

 

Croyez-le ou pas, et bien je le plains, je ne devrais pas, ils votent Le Pen, je sais. Mais, comment peut-il imaginer qu’un immigré veuille lui prendre sa place ? Qui voudrait de sa place ?

mardi, 02 janvier 2007

A tes souhaits 2007, Lilli.

 

jeudi, 02 novembre 2006

les vieux, les morts et le raffarin.

 

Hier, j'ai croisé mon ami Jak, c'est aussi mon voisin, il rentrait du boulot, c'était le 1er novembre.

— Quoi, tu travailles un 1er Novembre ?

Sachant qu'il travaille dans une imprimerie, je me demandais pourquoi. Perhaps, d'urgents faire-parts???
Et bien non, son patron l'avait obligé à venir travailler ce jour-là pour récupérer le lundi de raffarin de Pentecôte.

***

 

Raffarin aura marqué son époque, des milliers de vieux seront morts de sécheresse soif durant son règne et il aura — par voie de conséquence — empêché les ouvriers d'aller honorer leur mort, je jour prévu pour cet acte !