Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 01 décembre 2006

Cinq euros, six mois de "bonjour!"

medium_requin.jpgJe passe tous les jours, pour aller acheter mes clops, devant une poissonnerie. Je regarde l'étal, puis le poissonnier, il ne m'a jamais salué depuis des années. Je n'achète jamais de poisson et je n'ai plus les moyens de me payer des coquillages, ce qui explique ce mépris, je pense. Et puis je ne peux saluer tous les commerçants du quartier.

Au début de cette année, je me suis retrouvé dans la queue formée par des parieurs PMU du dimanche, il était devant moi. Un billet de cinq euros est tombé de sa poche arrière quand il en a sorti ses bordereaux. Je l'ai ramassé, j'ai tapoté sur son épaule et lui ai tendu le billet. Il était très content. Je n'ai pas gagné au tiercé ce jour-là, comme quoi un bienfait peut-être perdu quoique en dise le proverbe.

A partir de ce jour, ce monsieur me fit un grand sourire en me saluant à chacun de mes passages. Même quand je le croisais sur le trottoir où à la poste, sa moustache décollait et j'apercevais sa dentition. 

Six mois, ça a duré six mois et puis, le fréquence des salutations a baissé pour définitivement stopper. Il ne me regarde plus.


Autre chose, sans aucun rapport avec mon histoire passionnante avec le poissonnier. J'ai envoyé ce matin mon 200 ème CV avec photo à un employeur. Il y a donc des centaines de gens que je ne connais pas mais qui eux savent tout sur moi. Toute ma vie privée, professionnelle, mes passe-temps, ça ne me plaît pas du tout, surtout pour ce que ça me rapporte. Ces millions de chômeurs, de CV, c'est un énorme fichier, ça m'étonne qu'un diplômé ne se soit pas encore jeté sur ce marché.