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lundi, 19 février 2007

Erreur sur la personne.

Un large couloir, avec des chaises alignées de chaque côté, équipé à l’entrée d’un distributeur de ticket et peuplé de pauvres gens. Il y a plein d’affiches, en gros dans le genre : On va vous aider pour tout ! Mais, en vrai, on reste toujours en bas ; bof, au moins ça fait travailler les imprimeurs.

 

J’étais dans la salle d’attente d’un service municipal de ma ville, attendant mon passage devant un travailleur social, une Assistante Sociale exactement.


Les sièges étaient pratiquement tous occupés. Un grand black, en jean, chemise et portant une sacoche a fait son entrée. Il a ouvert son bagage et a feuilleté une liasse de papier, comme pour vérifier s’il n’avait rien oublié.

Au bout du couloir, une A.S apparut et cria un numéro, le un. Un jeune homme se leva, il tendait son ticket vers le haut, tout heureux d’être enfin arrivé le premier quelque part, il s’éloigna avec elle.

Le grand noir se leva souplement et lui emboîta le pas. Alors, une femme un peu ronde, surmaquillée et surbijoutée (trop, pour l’endroit) qui feuilletait une revue créée pour les femmes comme elle et qui était posée — la bonne femme — sur un fauteuil à côté de moi, me prit à témoin en déclamant :

— How, et how, y va où lui ? Il se croit dans son pays ? Il croit qu’il va faire la loi chez nous ? Tout le monde était avant lui et moi, j’ai le numéro deux!


Depuis une éternité, je n’avais pas rougi ainsi. J’avais honte de moi. Comment cette grosse conne avait pu penser que je partageais les horreurs qu’elle vomissait ? Si sûre d’elle et de l’appui des autres personnes dans ce local.

Je ne supporte plus ces gens qui propagent des trucs pareils. Souvent ils n’ont rien à dire d’intéressant, alors ils tâtent les alentours. Comme ils savent que dans cette ville ils ont deux chances sur trois de se faire des amis en les disant, ils tentent leur chance.

— Je vous connais pas vous, je ne partage rien de vos propos, lui ais-je répondu. Avant d’aller m’asseoir à la place du noir.

Les autres n’avaient pas réagi.

Lui, avant de disparaître dans un des couloirs se retourna et lui fit un grand sourire.

Je transpirais encore du front, suite à la honte précédente quand il revint. Avec un grand sourire il dit : Numéro deux, s’il vous plait, c’est à vous…

Commentaires

et toc ! conasse !

Ecrit par : untel | mardi, 20 février 2007

Génial !

Ecrit par : Claudius | mardi, 20 février 2007

Excellent...

Ecrit par : Justme | mardi, 20 février 2007

Bien remarqué ! Bien envoyé ! Bien répondu à la conne !

Faisant partie des "grosses" j'ai du mal à écrire grosse conne !!!! Car conne elle l'est... grosse ou pas....

Ecrit par : Lafaby | mardi, 20 février 2007

La connerie est parfois punie, malheureusement pas assez souvent.

Ecrit par : vertigo | mardi, 20 février 2007

@Lafaby, mère (et fille), bien sûr il fallait lire "grosse conne" dans le sens ou sa "connerie" pesait des tonnes. (je manque de vocabulaire et je vais trop vite)
Sinon, je fais partie de ceux qui fantasmaient sévèrement sur les formes arrondies d'Andréa Ferréol...
Merci pour vos commentaires sur les autres notes, ça fait du bien.

Ecrit par : areuh | mardi, 20 février 2007

Trop vite : possible mais manquer de vocabulaire, niet !!!! :-)

Merci de la rectification ! *bisous* pour la peine !

Ecrit par : Lafaby | mardi, 20 février 2007

J'espère que le monsieur qui "se croit dans son pays" il "aura fait la loi" et il l'aura fait revenir dix fois dans cette administration prétextant des papiers manquants, cette énooooooooooooorme conne !! :D

Ecrit par : Déclik | dimanche, 25 février 2007

Coucou :)

merci pour ton site :)
j'ai tout lu :) c'est vraiment très bien, ecrit raconté et tout :)

un vrai plaisir :)

bonne continuation :)

Ecrit par : totoododo | dimanche, 04 mars 2007

Elle est géniale ton histoire!!!
Encore meilleure que celle de la boîte en carton.
Je vais lire toutes les autres, même s'il serait décent pour moi de faire autre chose que de continuer à glan(d)er sur internet.

Et si tu les inventes, je te pardonne, c'est trop bien inventé pour ne pas être vrai!

Ecrit par : mc | lundi, 05 mars 2007

@claudius:
c'est la première fois que l'on me traite ainsi
grazie mille

Ecrit par : areuh | lundi, 05 mars 2007

@mc/
les deux dernières notes sont des faits réels.
Sinon, il y a aussi des nouvelles (souvent nourries de réalités, même les plus incongrues...)

A part ça, je n'ai jamais eu autant de compliments (à part à ma naissance, dans le genre: oh, le beau bébé) que dans tous les com.. de ces 2 dernières notes. (c'est clair?)

Ce soir, je sors l'édredon.

PS: j'en profite pour remercier toto o dodo.

Ecrit par : areuh | lundi, 05 mars 2007

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